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Perles médicales

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À propos du blogue

Ce blogue a été créé dans le but de donner un regard critique sur le monde de la santé. La caractéristique particulière de ce blogue est que le point de vue provient de quelqu’un oeuvrant dans le système de santé, quelqu’un au cœur de l’action.

Durant plusieurs années, j’ai observé silencieusement les commentaires émis par les médias, la population et les organisme gouvernementaux. Cependant, les professionnels de la santé ont été discrets dans leur prise de position. J’espère pouvoir apporter mon point de vue qui, sans représenter nécessairement l’ensemble des acteurs du système de santé, se veut sincère et objectif autant qu’humainement possible.

Message pour les avocats... en aucun cas les opinions dans les articles ne représentent des avis médicaux. Les récits médicaux sont inspirés de situation réelle mais des détails ont été modifiés dans le but de conserver l'anonymat des patients.



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Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons
  • 28mai
    Pour travailler à l’urgence, il faut être multitâches. Nous sommes constamment interrompus par des appels, des résultats de laboratoire, des cas urgents. C’est irritant, mais on s’y fait.

     

    Une certaine soirée, j’ai reçu un appel d’une jeune infirmière par rapport à des signes vitaux anormaux. Pas complètement catastrophiques, même que pour la situation, il ne fallait pas s’alarmer outre mesure. J’ai tout simplement demandé à l’infirmière de prendre les signes vitaux sur une base régulière et de ne pas trop s’inquiéter. Je me serais attendu à ne plus être dérangé pour ce sujet, à moins d’un changement drastique de l’état du patient. Toutefois, avant la fin de la soirée, l’infirmière m’aura appelé à 4 ou 5 reprises.

     

    À chaque fois, je disais à l’infirmière qu’il ne fallait pas s’alarmer. Et invariablement, elle me rappelait au bout d’une heure ou deux pour le même motif. Ahhh pour Mme X, je m’inquiète pour sa pression. Oui, je sais, c’est la même chose depuis 5 heures et ça fait 4 fois que vous m’appelez pour ça!

     

    À la fin, ça finit par taper sur les nerfs. Surtout que je me suis demandé si l’infirmière ne remettait pas en doute mon jugement.

     

    Quelques jours plus tard, j’ai eu l’occasion de rencontrer cette infirmière et de discuter de cet événement avec elle. Pourquoi elle me dérangeait continuellement ? Pour se protéger. Se protéger légalement, on s’entend. S’il était arrivé un pépin et que la situation s’était détériorée, elle aurait pu alors prouver qu’elle avait fait son travail dans les règles de l’art. Regardez… j’ai averti le médecin à plusieurs reprises et il n’a rien fait.

     

    Vous voyez le genre.

     

    Son comportement se résume à une chose : la peur des poursuites. Une peur présente dans chaque professionnel de la santé et qui les pousse à poser une montagne de petites actions qu’ils n’auraient pas effectuées dans une atmosphère plus… plus détendue, disons.

     

    Est-ce que c’est bien? À première vue, peut-être. Vous me direz que cela oblige les différents professionnels à être ultra consciencieux. Peut-être, je dis bien. Mais plus j’y pense, plus j’ai l’impression que cette atmosphère de peur contamine le milieu de travail et la profession.

     

    Prenez la situation que je viens de vous décrire. Ce n’est pas un cas isolé. C’est la norme. Dans ce cas-ci, je voulais démontrer comment cette crainte des poursuites pouvait miner l’atmosphère de travail. Cette fois-ci, la patiente a bien évolué. Mais imaginez une situation qui aurait dégénéré. Tout le monde aurait accusé tout le monde. C’est pas moi, c’est lui. Parlez-moi d’un milieu de travail positif!

     

    Mais cet effet pervers ne se limite pas qu’à l’atmosphère de travail. Il conditionne complètement la relation entre le médecin et son patient. Au cours des dernières années, la crainte des poursuites a considérablement modifié les comportements des médecins. Les soins ne sont plus axés sur le patient, mais sur comment éviter les poursuites. On prescrit un examen, non pas pour le bien du patient, mais pour se protéger, au cas où… On demande tel spécialiste, non pas parce que la situation le requiert nécessairement, mais au cas où… Les notes au dossier s’allongent, puisqu’on doit écrire chaque détail de notre rencontre au cas où… Au cas où la situation se cochonne, qu’un avocat scrute notre dossier et qu’on nous demande pourquoi on n’a pas fait tel geste ou demandé tel truc. Pas de problème. J’ai demandé tous les tests imaginables et inimaginables, consulté la moitié des médecins. Tout est écrit. Je suis protégé!

     

    De nos jours, pratiquer la médecine n’est pas une science ou même un art, mais un acte légal. Si certains patients entrent dans le bureau en tenant un avocat par la main, la majorité des médecins débutent leurs consultations en se demandant quoi faire pour éviter les poursuites.

     

    Et le patient dans tout ça? Il passe après. Il me semble que ce n’est pas la raison pour laquelle la médecine a été inventée.

    Publié par Québomed à 19:15

  • 24mai
    Je viens à peine de commencer mon chiffre de nuit à l’urgence qu’on m’annonce qu’une ambulance arrivera sous peu avec un traumatisé de la route.

     

    Les ambulanciers me transmettent les infos suivantes : adolescent éjecté d’un véhicule roulant à 180 km/h. Forte odeur d’alcool. État : pas si pire que ça.

     

    Pas si pire que ça? C’est quoi «  pas si pire que ça » pour un trauma haute vélocité à 180 km/h? On a réussi à retrouver tous les morceaux? On est capable de déterminer si c’est un homme ou une femme?

     

    Dans ces cas, on ne sait pas trop ce qui va entrer dans la salle de réanimation. On se prépare toujours au pire. Toute l’équipe se prépare au pire.

     

    L’ambulance arrive. On entend les portes automatiques de la salle de réanimation s’ouvrir.

     

    Je vois un corps sur une civière.

     

    « Allô! »

     

    Le corps me parle.

     

    Et le corps semble en pleine forme et me fixe.

     

    « Je m’appelle Ben. »

     

    Il est conscient, il parle et il respire.

     

    Et plus encore. Il bouge tous ses membres. Il n’a aucune douleur. Tous les morceaux semblent à leur place. Il ne saigne même pas.

     

    Tout ce qu’il a, outre une forte odeur d’alcool, c’est une petite plaie sur la jambe droite. Une plaie qui n’aura nécessité que quatre points de suture.

     

    C’est un miraculé. Tu devrais être mort, Ben.

     

    Ce que j’ai appris plus tard, c’est que l’adolescent en question avait été impliqué dans une poursuite policière. Il roulait dans la voiture sport décapotable de luxe de son papa à 140 km/h lorsqu’une voiture de police l’a surpris avec son radar. Le jeune a tenté de semer la police en accélérant jusqu’à 180 km/h, mais la poursuite aura été de courte durée puisqu’il a dérapé dans une courbe. Vu qu’il n’était pas attaché, il a été éjecté.

     

    La plupart des gens qui subissent ce genre d’accident, s’ils survivent, n’en sortent pas sans séquelles. J’ai vu des personnes se causer plus de blessures en ouvrant un parapluie que ce type qui a fait un vol plané sur quelques dizaines de mètres.

     

    Cet ado aura épuisé sa chance pour plusieurs années.

     

    Mais il ne s’en est pas sorti complètement indemne : l’amende de la police a été très salée.

    Publié par Québomed à 9:39

  • 22mai
    - J’ai mal à la gorge depuis deux jours. Un  gros mal de gorge. J’ai de la misère à avaler.

     

    La dame qui me parle fait à peine soixante ans. Le cadran affiche 4h00 du matin et heureusement pour elle, il n’y a pas foule à l’urgence. Sinon, elle aurait pu louer une chambre à l’hôpital tellement le temps d’attente aurait été interminable.

     

    - C’est une pharyngite virale, madame. Les antibiotiques n’auront pas d’effet contre ça.

    - Ben là, qu’est-ce que je vais faire? J’ai mal moi! Pourquoi tu me donnes pas d’antibiotiques. Mon autre médecin m’en donne, lui.

     

    Il ne devrait pas. La majorité des pharyngites sont causées par des virus, et les antibiotiques n’ont aucune efficacité contre ce type de microbe. Donc, inutile de les prescrire. Si vous ne me croyez pas, allez lire les guides cliniques que nous utilisons. Maintenant, essayez d’expliquer ça à cette dame qui vient de passer 8 heures à se tourner les pouces à l’urgence. La majorité des patients entretiennent des attentes particulières lorsqu’ils consultent un médecin. Si ces attentes ne sont pas remplies, on devient alors un « mauvais médecin ». Dans ce cas-ci, la dame s’attendait à recevoir une prescription d’antibiotiques.

     

    - Madame, les antibiotiques ne pourront ni vous aider, ni vous soulager. Je n’ai aucune indication de vous les donner.

     

    Elle commence à bien saisir qu’elle ne repartira pas avec ce qu’elle veut. Et comme dans bien des cas, cela engendre énormément de frustrations.

     

    Gorge

     

    - Oui, mais moi je sais que ça me soulagerait. T’es quel genre de médecin-toé? Tu veux pas soulager tes patients?

     

    À en croire certaines personnes, les médecins jouent à Dieu et décident qui ils vont guérir et qui ils vont laisser souffrir. Je ne pratique pas la médecine pour jouer à Dieu. Je n’essaie que de faire mon travail. Et une partie de mon travail consiste à ne pas donner des traitements inutiles, dans ce cas-ci, les antibiotiques. S’il existait quelque chose pour  guérir cette dame instantanément, je lui suggèrerais sans hésiter.

     

    - Cela va durer quelques journées, et puis ça va partir.

    - Et je vais avoir mal pendant tout ce temps-là?

    - Quelques jours. La douleur va aller en s’atténuant. En attendant, vous pouvez prendre du tylenol, boire beaucoup. Si vous aimez les pastilles, vous pouvez toujours en prendre.

    - J’ai déjà essayé, et ça ne marche pas.

    - Alors, madame, je n’ai pas de remède-miracle.

     

    Effectivement, la science a ses limites, et les miracles surviennent beaucoup plus rarement que les patients aimeraient le croire.

     

    - Et toi, si tu étais malade, je suis sûr que tu prendrais des antibiotiques.

    - Pas du tout. Parce que cela n’aurait aucun effet.

    - Ouais… me semble.

     

    En fait, plusieurs médecins pratiquent même s’ils sont incommodés par des problèmes de santé. Si on se désiste, il est très difficile de nous remplacer et nos collègues doivent souvent se sacrifier pour palier à notre absence, ce qui n’est jamais très plaisant. Nous sommes parfois plus malades que les patients que nous traitons. J’ai vu des médecins travailler entre deux traitements de chimiothérapie ou traîner un plâtre de chambre en chambre. Pour ma part, cette nuit-là, j’ai reçu deux poches de soluté car j’avais une gastro qui me faisait vomir les trippes.

     

    Comme cette dame, je crois que j’aurais dû rester dans mon lit.

    Publié par Québomed à 10:35

  • 17mai
    Quand les médecins font des erreurs

     

    Je vous ai parlé lors de mon dernier article du livre de Atul Gawande, Complications : a Surgeon’s Notes on an Imperfect Science.

     

    En voici un extrait que je trouve particulièrement intéressant et que j’ai traduit pour vous.

     

    J’aurais bien voulu vous écrire un article venant totalement de ma propre main, mais cet extrait est tellement génial que je n’aurais pas été en mesure de l’égaler.

     

    « Considérez quelques erreurs médicales. Dans un cas, le chirurgien a oublié un instrument en métal dans l’abdomen de son patient. Cet instrument a perforé l’intestin et la vessie. Dans un autre cas, un chirurgien-oncologue a biopsié le mauvais sein de sa patiente, retardant son diagnostic de cancer de plusieurs mois. Lors d’une chirurgie pour un remplacement de valve cardiaque, un chirurgien a oublié d’effectuer une étape simple mais cruciale pour le bon déroulement de l’opération. Le patient en est décédé. Un autre chirurgien a évalué un homme souffrant d’une grosse douleur abdominal. Vu qu’il était certain que le patient souffrait d’une pierre aux reins, le chirurgien n’a pas trouvé bon de demander un scan de l’abdomen. Dix-huit heures plus tard, un scan a finalement démontré une rupture d’un anévrisme de l’aorte abdominale, et le patient est décédé peu après.

     

    Comment quelqu’un qui fait une erreur d’une telle ampleur peut-il être encore autorisé à pratiquer la médecine? On appellerait volontiers ces docteurs des « incompétents » ou des « médecins négligents ». On voudrait les voir réprimandés sévèrement pour leurs erreurs. C’est ainsi que le système, pour gérer les erreurs médicales, en est venu à utiliser les poursuites, les scandales médiatiques, les suspensions et les congédiements.

     

    Il y a par contre un fait qui vient contredire cette vision un peu étroite d’incompétence : tous les médecins font des gaffes monstrueuses. Prenez les cas que je viens juste de vous décrire. J’ai obtenu ces histoires en demandant à des chirurgiens respectés – les meilleurs des hôpitaux universitaires – les erreurs qu’ils avaient commises durant la dernière année. Tout le monde avait une histoire à me raconter. »

    Publié par Québomed à 15:56

  • 15mai
    Quels sont les deux sujets les plus délicats à traiter en médecine?

     

    Le premier est le corporatisme médical.

     

    Le deuxième est la question des erreurs médicales.

     

    C’est ce dernier sujet qui m’embête le plus. Je ne sais pas trop comment l’aborder. D’un côté, il y a tellement à dire, et de l’autre, je ne sais pas sous quel angle aborder cette question de façon à éviter le raz-de-marée de rage et d’émotion qui accompagne souvent ce sujet délicat.

     

    Ouais…. sujet difficile et délicat.

     

    Un type a réussi à explorer la question des erreurs médicales d’une façon sereine. Atul Gawande, un résident en chirurgie, a publié un livre fort intéressant sur la mentalité du monde médical. Pour vous mettre un peu dans l’ambiance, voici le titre du livre : « Complications : A Surgeon’s Notes on an Imperfect Science ». Dr Gawande utilise un ton de confidence, et c’est l’une des raisons pourquoi son message passe si bien sur une réalité si dure.

     

    Tout le monde qui entre dans un hôpital devrait troquer leur Bible pour ce livre. Fini les Reader’s Digest et les 7 jours. Bonjour Dr. Gawande.

     

    Je veux m’inspirer de son approche. Le sujet est tellement important. Et on en parle tellement peu.

     

    Entre-temps, vous pouvez lire quelques articles écrits par des journalistes qui s’aventurent sur le sujet. Malheureusement, ça dégénère souvent en « docteur bashing ».

     

    Du gros « doctor bashing ».

     

    Et ça, je veux l’éviter. Car tout ce que cela apporte, c’est de monter les médecins et les patients les uns contre les autres. On n’a pas besoin de conflits supplémentaires. Et de toute façon, ça ne mène nulle part, le problème ne se règle pas et on tourne en rond.

     

    Des gros ronds.

    Publié par Québomed à 21:40

  • 10mai

    Le patient avant tout : notre engagement

    - Slogan de Merck Frosst Canada

    Certaines personnes défendent les profits colossaux des compagnies pharmaceutiques en disant qu’elles nous fournissent les médicaments pour nous guérir.

     

    Je dis qu’elles sont là pour faire du profit.

     

    Les compagnies pharmaceutiques sont cotées en bourse. S’ils veulent garder leur job, les PDGs doivent faire plaisir aux actionnaires. Or, on fait plaisir aux actionnaires en faisant des profits. Les compagnies pharmaceutiques se foutent probablement de ce qu’elles vendent ou à qui elles le vendent. Ça pourrait être de la pizza, du tabac, des armes. Tant que l’argent rentre et que les actionnaires sont heureux, tout roule.

     

    Au-delà des slogans quétaines, les compagnies pharmaceutiques existent pour le profit. C’est le propre d’une entreprise oeuvrant dans d’un système capitaliste.

     

    De ce point de vue, toute action devient justifiable dans la mesure où elle engendre des bénéfices.

     

    Au moins de notre côté, il ne faut pas jouer à l’innocent.

    Publié par Québomed à 14:26

  • 10mai

     All authority of any kind, especially in the field of thought and understanding, is the most destructive, evil thing.
    - Krishnamurti

    Du plus loin que je me rappelle, j’ai toujours contesté l’autorité.

     

    Pas le genre de rebelle à lancer des briques sur le professeur, mais plutôt le genre à tout remettre en question. J’ai l’impression que j’en dérangeais plus avec mes questionnements à voix haute que je ne l’aurais fait en criant bêtement des insultes.

     

    Malgré tout, je me suis souvent retrouvé dans des milieux fortement hiérarchiques. Devinez pourquoi.

     

    Avec le temps, j’ai appris à détester toute forme de pouvoir et de vision autoritaire.

     

    Beaucoup plus qu’un trait de caractère, c’est aussi une science. Plusieurs expériences ont exploré les dérapages des structures autoritaires.

     

    Celle qui m’a le plus marqué est l’expérience de la prison de Stanford. Au début des années 70, on a demandé à 24 jeunes hommes de simuler le milieu carcéral où 12 gardes auraient pour responsabilité de garder l’ordre et la discipline sur 12 prisonniers. Un seul règlement : aucune force physique. L’expérience a dégénéré. Prévue pour durer 14 jours, elle s’est terminée après seulement 6 jours. Les gardes torturaient les prisonniers.

     

    On parle ici d’acteurs. On parle de gens qui étaient payés pour jouer un rôle. On imagine la vraie vie. On imagine la prison d’Abu Ghraib, où des prisonniers irakiens ont subit de mauvais traitements de la part de soldats américains. Regardez les photos et les sévices subits, ce sont quasiment les mêmes. On nous a présenté Abu Ghraib comme étant l’exception, or, c’est probablement la règle.

     

     Pvt. Lynndie Rana England signals a \

     

    Musen, Ken & Zimbardo, Phillip. Quiet rage: The Stanford prison study. (1991). Videorecording. Stanford, CA: Psychology Dept., Stanford University.

     

    L’expérience de la prison de Stanford a fait l’objet d’un film, qui, malgré plusieurs différences, représente assez bien l’idée et l’atmosphère de l’expérience originelle. Personnellement, c’est le film le plus dur que j’ai vu. Les images se sont imprimées sur ma rétine.

     

    Une autre expérience marquante : celle de Milgram. Je vous laisse la découvrir par vous-mêmes pour l’instant. Peut-être que j’en parlerai lors d’un autre billet.

     

    Comme vous voyez, je me lève la nuit pour détester la hiérarchie.

     

    Remarquez par contre que ça ne fait pas de moi un anarchiste. Au contraire, j’ai l’impression que l’idéologie anarchiste désire avant tout éliminer les autorités existantes pour les remplacer par leur propre structure de pouvoir. Pouvoir basé sur l’intimidation, la peur et l’absence de responsabilités.

     

    Le réel défi ici consiste à trouver une façon de s’organiser tout en limitant les relations de pouvoir.

    Publié par Québomed à 12:36

  • 08mai
    Les compagnies dépensent des sommes colossales pour influencer les médecins.

     

    En 2004, pour chaque dollar provenant de la poche des patients, les compagnies pharmaceutiques américaines en dépensaient 24,4 cents pour leurs différentes stratégies de promotion.1 Autrement dit, ces entreprises consacrent 24,4% de leur budget pour « convaincre » les médecins que leurs produits chimiques feront des miracles à leurs patients.

     

    Ça veut dire 57,5 milliards en tout.1

     

    Cela équivaut à 61 000$ par médecin.1

     

    C’est de l’argent en ti-pépère ça!!


     Pilules

     

    Et pour la recherche? 31,5 milliards, ou 13,4% de leur budget.1

     

    Si vous êtes vite sur vos patins, vous avez remarqué que les compagnies pharmaceutiques dépensent quasiment le double en promotion qu’ils en dépensent sur la recherche.

     

    Il faut croire qu’il est mieux d’avoir un bon vendeur plutôt qu’un bon médicament.

    __________

    1. York University. “Big Pharma Spends More On Advertising Than Research And Development, Study Finds.” ScienceDaily 7 January 2008. 8 May 2008 <http://www.sciencedaily.com­ /releases/2008/01/080105140107.htm>.

    Publié par Québomed à 11:46

  • 01mai
    Le système de santé américain est considéré comme l’un des plus inefficaces parmi les pays développés, sinon le pire.

     

    Et pour cause, les États-Unis ont des indicateurs de santé plus faibles que les autres pays développés malgré un coût par habitant quasiment du double.

     

    Comparez par vous-mêmes.

     

    Les statistiques proviennent de l’Organisation mondiale de la santé1 (OSM) :

     

    Espérance de vie (années) :

     

    Japon : 79.0

    Canada : 78.0

    France : 77.0

    États-Unis : 75.0

    Chine : 71.0

    Maroc : 69.0

     

    Mortalité infantile (par 1000) :

     

    Japon : 4

    France : 5

    Canada : 6

    États-Unis : 8

    Chine : 27

    Maroc : 40

     

    Total des dépenses en santé par habitant ($US) :

     

    États-Unis : 6096.2

    France : 3464.0

    Canada : 3037.6

    Japon : 2823.2

    Maroc : 82.2

    Chine : 70.1

     

    Total des dépenses en santé en % du PIB :

     

    États-Unis : 15.4

    France : 10.5

    Canada : 9.8

    Japon : 7.8

    Maroc : 5.1

    Chine 4.7

    __________

    1. www.who.int

    Publié par Québomed à 14:23

   

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