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Perles médicales

Les bactéries qui sont apparues dans la culture d'urine du patient sont disparues. JE PARS À LEUR RECHERCHE.
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À propos du blogue

Ce blogue a été créé dans le but de donner un regard critique sur le monde de la santé. La caractéristique particulière de ce blogue est que le point de vue provient de quelqu’un oeuvrant dans le système de santé, quelqu’un au cœur de l’action.

Durant plusieurs années, j’ai observé silencieusement les commentaires émis par les médias, la population et les organisme gouvernementaux. Cependant, les professionnels de la santé ont été discrets dans leur prise de position. J’espère pouvoir apporter mon point de vue qui, sans représenter nécessairement l’ensemble des acteurs du système de santé, se veut sincère et objectif autant qu’humainement possible.

Message pour les avocats... en aucun cas les opinions dans les articles ne représentent des avis médicaux. Les récits médicaux sont inspirés de situation réelle mais des détails ont été modifiés dans le but de conserver l'anonymat des patients.



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  • 30juil
    - On n’arrive pas à contrôler le diabète avec les pilules. Il va falloir passer à l’insuline.

    - Ah non, pas l’insuline. Pas me piquer à tous les jours. Pas capable. J’aime mieux mourir que de faire ça. J’ai peur des aiguilles.

    - Oui, mais un diabète non contrôlé….

    - Pas grave, je veux rien savoir des piqûres, je suis prêt à subir les conséquences.

    - … un diabète mal contrôlé risque d’entraîner des crises de cœur, des ACVs et de la paralysie, de l’impuissance ( et un abonnement au viagra!). En plus vous fumez, ça multiplie les risques…

     

    …. et blablabla.

     

    Et je n’oublierai pas de bien marquer dans mon dossier que le monsieur Diabète a refusé l’insuline et que les conséquences ont été expliquées vingt fois. Parfois, on demande au patient de signer un refus de traitement.

     

    C’est quasiment de l’harcèlement.

     

    Je me sens comme un prêtre dans ces situations. Écoutez-moi et vous serez guéri, sinon allez en enfer, c’est-à-dire, à l’urgence. J’ai tellement pesté contre ces prophètes de malheur divisant le bien et le mal et voilà que j’en suis devenu un.

     

    Voyez-vous, c’est triste, mais c’est un peu mon travail.

     

    De un, il y a tout le côté médico-légal. Si le patient se tape un infarctus et que sa famille revient contre moi, il faut que ça soit clair que tout a été dit et fait. S’il y a un avocat qui se fourre le nez dans le dossier et trouve un diabète mal contrôlé sans insuline, il va me laver mes culottes mieux qu’un concentré d’eau de javel.

     

    De deux, et le plus important, il faut que le patient comprenne ses choix et ses conséquences. Il y a quelques dizaines années, il y avait deux personnes importantes dans le village. Le prêtre et le médecin. Le prêtre s’occupait des âmes et le médecin, du corps. Pas étonnant que les gens craignent de se faire sermonner sur leur prise de poids des 6 derniers mois. Les choses ont changé, du moins pour certains médecins. Je considère plus maintenant les médecins comme des conseillers en santé plutôt que comme une figure autoritaire, un peu comme des conseillers pour les investissements financiers, mais en version plus honnête. Le rôle du médecin consiste alors de bien expliquer au patient les conséquences de ses choix de santé.

     

    Connaissez-vous quelqu’un qui risquerait de devenir paralysé parce qu’il a peur des piqûres? Moi non. J’ai dû mal faire mon travail. Alors je vais mettre l’emphase sur les conséquences de son choix et psychanalyser cette peur des piqûres.

     

    Et le sermon continue.

    Publié par Québomed à 20:02

  • 30juil
    Je me posais des questions dans mon fort intérieur à savoir pourquoi les antidépresseurs et autres médicaments jouant sur l’humeur étaient à ce point stigmatisés.

     

    On parle de médicament contre l’acidité de l’estomac et tout le monde s’en fout. On parle d’antidépresseurs et des gens tracent aussitôt un parallèle avec une société droguée au prozac.

     

    Ce n’est pas nécessairement un jugement que je pose sur les personnes craignant les antidépresseurs, car moi-même personnellement, j’ai une réticence instinctive envers ces médicaments.

     

    Mais pourquoi?

     

    Est-ce que c’est parce que la maladie mentale est taboue? Est-ce que parce qu’on considère ces médicaments comme une alternative paresseuse à des changements profonds de la société? Est-ce parce que ces pilules influencent la pensée et les humeurs?

     

    Tant de questions et si peu de réponses.

    Publié par Québomed à 19:23

  • 28juil
    Grosse nouvelle sur cyberpresse : un chercheur avertit des risques du cellulaire. Bon, je sais, la nouvelle est parue le 25 juillet, mais comme je vous ai dit, j’ai pris un peu de retard dans mes lectures.

     

    Ceci dit, est-ce qu’il y a lieu de paniquer? Selon moi, pas encore.

     

    Que ce soit clair, je n’en sais pas plus que vous sur les dangers du cellulaire et je ne suis pas un expert de la question. Autrement dit, je n’ai pas lu les 2 gonzillions d’études publiées sur le sujet depuis les 15 dernières années.

     

    Mais ce que j’en sais, c’est que les multiples études n’ont toujours pas tranché le débat. En langage d’érudit – en langage de ceux qui lisent études par-dessus études et croyez-moi, c’est un art! – cela signifie que si effet nocif il y a, l’effet est probablement peu marqué.

     

    Vous allez voir, c’est super facile à comprendre.

     

    Lorsqu’on a réalisé les études sur le tabac et le cancer, l’association était frappante et incontestable. On prenait 100 cancers du poumons et on se rendait compte, par exemple, que 95%* de ces cancers survenaient chez des fumeurs. Hmmm… ce n’est pas un hasard. On refait une étude semblable et on arrive au même résultat. Il n’y a pas de doutes! Il existe un lien entre le tabac et le cancer.

     

    Avec le cellulaire, les chiffres semblent être moins concluants.

     

    On a comparé le nombre de cancer du cerveau entre les utilisateurs de cellulaires et les non-utilisateurs. Et là, on se rend compte que oups! il y a 5 %* plus de cancers chez les utilisateurs. Ce n’est pas énorme. Même tellement petit qu’on peut se demander si un tel résultat n’est pas dû au hasard. Après tout, peut-être que les cellulaires-holics de l’étude n’ont pas eu de chance et se sont tapé quelques cancers de plus que la moyenne. On va refaire l’étude, mieux faite, plus puissante et avec plus de patients. Mais là, surprise, c’est maintenant chez les non-utilisateurs qu’on retrouve le plus de cancer. Et on fait une autre étude… et puis une autre… maintenant on regarde un autre de type de cancer… et les ACVs peut-être… vous voyez un peu la dynamique?

     

    Et dans les journaux, on joue au ping-pong. Oui c’est dangereux! Le lendemain : non c’est pas dangereux. Peut-être que..? Pour tel type de cancer…? Oui, non, non, oui!

     

    Mais on peut en principe conclure que s’il existe un effet nocif, il est probablement tellement petit que les chercheurs peinent à le faire ressortir à travers les différentes études.

     

    Pour le fameux Dr Ronald Herberman de l’article de cyberpresse qui sonne l’alarme, il faut le prendre avec un grain de sel. Il existe de ces scientifiques qui cherchent l’attention et ce docteur savait qu’il attirerait les regards avec ce genre de déclarations. Ce n’est pas une accusation, mais une hypothèse.

     

    Le jour que les études nous donneront une réponse précise, on en attendra parler. Entre-temps, je vais lâcher un coup de fil à mes proches pour les rassurer.

    __________ 

    *chiffres fictifs pris dans ma tête et non dans des études. Le seul but étant d’expliquer mon point et non de donner un exposé en 3 volumes des études sur le sujet.

    Publié par Québomed à 21:34

  • 28juil
    Il y a eu de l’action durant mon absence!

     

    Je reviens un peu en arrière sur un article que Richard Martineau a publié sur son blog. Il mentionne que selon Santé Canada, le nombre d’ado sous le prozac a triplé en cinq ans.

     

    Jusqu’ici, ça va bien. En fait, je trouve que c’est même un débat super intéressant et on peut philosopher sur le sujet pendant une nuit entière ou même en attendant le médecin dans la salle d’attente. Est-ce le reflet des stratégies de promotion des compagnies pharmaceutiques? Un laisser-aller des médecins? Est-ce que le stress sur nos ados est à ce point si élevé? Questions super intéressantes.

     

    Là où je décroche, c’est lorsqu’on compare le prozac à la marijuana et le ritalin au déclin inévitable de la société occidentale. Lisez les commentaires, c’est absolument hallucinant. Bientôt, quelqu’un fera un lien entre le prozac et le régime nazi et l’augmentation de la prescription du ritalin sera attribuée au libre accès à l’avortement. Attendez.. je sens que ça s’en vient.

     

    Et le prozac, c’est pas une drogue. Dans la définition commune, une drogue est consommée pour les effets euphorisants, pour la recherche du plaisir, fuir ses problèmes, etc. C’est associé à la délinquance et au crime. Le prozac se vend sous ordonnance pour la dépression et personnellement, je n’ai jamais vu quelqu’un tripper avec du prozac. Oui, il a un effet sur le cerveau, mais mettre sur un même pied d’égalité le prozac et la mari pour cette raison est comme admettre que l’auto et l’avion sont équivalents puisqu’ils sont tous deux des moyens de transport.

     

    La prescription d’antidépresseurs entraîne déjà suffisamment de controverse sans avoir à tomber dans l’excès. Si on continue comme ça, on aura tous besoin d’antidépresseurs.

    Publié par Québomed à 19:52

  • 28juil
    Voici mon premier article sur le blogue. Il y a un début à tout. Il faut bien briser la glace quelque part!

     

    Je suis heureuse de me joindre à Québomed sur ce blogue.

     

    Mon vrai premier article viendra sous peu.

    Publié par Iris à 18:55

  • 13juil
    Je profite du plein-air ces temps-ci, et durant la prochaine semaine, je serai tellement loin dans le bois que je ne pourrai pas alimenter mon blogue.

     

    La bonne nouvelle est qu’à mon retour, mon amie Iris se joindra à moi pour alimenter le blogue.

     

    Allez profiter du plein-air vous aussi! C’est bon pour la santé et encore mieux pour le moral!

    Publié par Québomed à 13:56

  • 09juil
    Voici un excellent texte qui met l’emphase sur les changements sociaux pour améliorer l’état mental de la population.

     

    Une bonne alternative au Prozac!

    Publié par Québomed à 19:01

  • 02juil
    Si vous croisez un médecin et vous voulez savoir si tel hôpital ou tel médecin est bon, vous n’avez qu’à lui poser une seule question : enverriez-vous votre mère se faire soigner à cet hôpital ou consulter ce médecin?

     

    Dans le milieu, on appelle ça le mommy test.

     

    Pour vous rassurer, la majorité des hôpitaux et de médecins que je connaisse réussissent le mommy test.

    Publié par Québomed à 20:42

  • 02juil
    Une collègue m’a dit il y a quelques jours :

     

    - Tu sais, des fois j’aimerais ça échanger ma place avec le concierge, juste pour quelques jours.

     

    Je ne vous en aurais pas parlé si c’était la première fois que j’entendais une déclaration du genre de la bouche d’un médecin, mais je l’ai entendue à plusieurs reprises et même lue quelques fois dans des blogues médicaux. Même moi j’y ai pensé…

     

    On regarde le concierge et on se dit : des horaire de 8 à 5, on ne traîne pas au bureau parce qu’on a des patients à rappeler, pas de stress de poursuite, pas de paperasse, pas de qui se gens qui se plaignent du temps d’attente. Pas de journaux médicaux à lire, pas de dilemme moral, pas d’exposition aux situations les plus tristes de notre société.

     

    Ça doit être ça, le bonheur!

    Publié par Québomed à 20:16

  • 01juil
    Il y a quelques dizaines d’années, la santé était considérée comme un état de bien-être qu’il fallait protéger. Aujourd’hui, c’est un produit de consommation.

     

    Vous êtes fatigué? Prenez des vitamines! Vous avez un rhume? Nous avons un sirop pour vous!

     

    De façon plus insidieuse, cette vision « santé » est également vendue aux jeunes via les boissons supposément énergisantes. Maintenant votre ado est rassuré : s’il tombe dans un semi-coma suite à la consommation de speed, il pourra retrouver sa vitalité avec un Red Bull. La vie est bien faite, non?

     

    Couche-Tard a même poussé l’audace jusqu’à commercialiser des « pilules miracles » destinées aux ados et vendues sous formes de « Boost ». On prépare une génération de futurs consommateurs de soins de santé.

     

    Mais le nec plus ultra, aux États-Unis évidemment, demeure le full-body scan. Moyennant quelques centaines de dollars, vous pouvez librement vous faire scanner de la tête aux pieds. Pas besoin d’un médecin. Juste d’un coup de téléphone et prendre un rendez-vous.

     

    Non seulement les full-body scans ne sont pas supportés par la littérature scientifique, mais ils exposent les patients à des radiations non nécessaires.

     

    De l’autre côté de la frontière, on vend des scans comme on vend des voitures. On passe des annonces sur internet ( celle-là est hilarante, avec la petite musique ), on en offre en cadeau à nos employés. Pourquoi pas?

     

    Les gens ont tous leurs raisons de vouloir passer un scan :

     

    They are wary of doctors’ assurances that they are healthy. They don’t believe the stress tests passed with flying colors, the X-ray that showed clear lungs, the low cholesterol counts. They want ”the scan.”

    ”I’ve heard of people who ran the treadmill for the doctors and then dropped dead of a heart attack,” said Joanne Nathan, who lives on the Upper West Side and in the Hamptons and, with her husband, Bob, owns a recording studio. He came for a scan, too. ”I said to myself, ‘That isn’t going to be me,’ ” she said. ”I wanted to be more sure. I wanted the scan.”

     

     

    On cible des gens un peu naïfs qui croient qu’ils peuvent acheter la santé. Des gens qui croient que tout problème de santé peut se diagnostiquer et se traiter si on le prend à temps. Des gens, qui en d’autres mots, partagent le fantasme de la médecine moderne (j’en ai fait mention lors d’un article précédant). Pour eux, le scan est aussi magique que la baguette d’Harry Potter.

     

     

    De façon un peu hypocrite, on laisse croire aux gens que le scan est un moyen efficace pour éliminer toute maladie et s’assurer d’être en santé. Tous les médecins savent que c’est faux. Enfin, tous les médecins qui n’offrent pas des full-body scans.

     

    Ces cliniques misent également sur la peur des gens. On parle et on reparle de cancer et bang! on arrive avec une « solution » miracle. Après le scan, les patients se sentent soulagés et rassurés. Le scan a un effet plus apaisant qu’une ativan*. Ils ont éliminé le risque de maladie, du moins le croient-ils.

     

    Il y a un type aux États-Unis qui s’est servi d’une tactique similaire pour nous vendre sa guerre contre le terrorisme…

     

    * L’ativan est un médicament commun contre l’anxiété.

    Publié par Québomed à 21:48

   

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