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Perles médicales

Des maux de têtes occasionnels, constants et peu fréquents.
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À propos du blogue

Ce blogue a été créé dans le but de donner un regard critique sur le monde de la santé. La caractéristique particulière de ce blogue est que le point de vue provient de quelqu’un oeuvrant dans le système de santé, quelqu’un au cœur de l’action.

Durant plusieurs années, j’ai observé silencieusement les commentaires émis par les médias, la population et les organisme gouvernementaux. Cependant, les professionnels de la santé ont été discrets dans leur prise de position. J’espère pouvoir apporter mon point de vue qui, sans représenter nécessairement l’ensemble des acteurs du système de santé, se veut sincère et objectif autant qu’humainement possible.

Message pour les avocats... en aucun cas les opinions dans les articles ne représentent des avis médicaux. Les récits médicaux sont inspirés de situation réelle mais des détails ont été modifiés dans le but de conserver l'anonymat des patients.



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Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons
  • 26août
     L’exemple du gardasil démontre bien une tendance qui s’installe depuis quelques années dans le marché de la santé… le DTCA, direct-to-customer-advertising. Traduit librement, la publicité visant le patient.

     

    Les compagnies pharmaceutiques visent de moins en moins les médecins et s’intéressent davantage aux patients.

     

    Ils souhaitent que ceux-ci fassent des pressions sur leur médecin pour la prescription d’un médicament en particulier. Dans ce cas-ci, on espère que la population mette de la pression sur le gouvernement pour qu’il adopte une campagne de vaccination universelle.

     

    Bien que la publicité visant directement les patients soit réglementée assez sévèrement au Canada, les compagnies pharmaceutiques utilisent des capsules d’infos « objectives » pour transmettre leur message.

Publié par Québomed à 19:22

  • 25août
    Super sujet d’actualité aujourd’hui : le gardasil.

     

    Si vous ne savez pas ce qu’est le gardasil, sachez que c’est un vaccin contre le VPH, un virus transmis sexuellement et causant le cancer du col de l’utérus. Une campagne de vaccination des jeunes préadolescentes débutera en septembre au coût faramineux de 50 millions de dollars.

     

    Le vaccin et sa campagne de vaccination suscitent par contre beaucoup de controverse.

     

    Sujet encore plus intéressant est la façon dont l’information est diffusée à la population. Ça nous rappelle à quel point il faut demeurer critique par rapport aux données qu’on nous demande d’ingurgiter.

     

    Prenez deux secondes pour lire l’article suivant. Qu’est-ce que vous en pensez? À lire l’article, le VPH est la meilleure invention depuis le pain tranché.

     

    Permettez-moi d’émettre mes commentaires, et voyez si vous conservez la même opinion par rapport au gardasil.

     

    Idée reçue : Le vaccin protège contre le VPH

     

    Réalité : Le vaccin protège contre certains types de VPH. Les sérotypes 6, 11, 16 et 18 pour être précis. Comme spécifié dans l’article, les types 16 et 18 causent 70% des cancers du col. L’information manquante et vitale pour un consentement éclairé est que le vaccin ne protège pas contre tous les types de VPH pouvant potentiellement causer le cancer. Ainsi, le gardasil ne protège pas les types 31, 33, 35, 39, 45, 51, 52, 56, 58, 59, 68, 73 et 82 considérés comme cancérigènes.

     

    Idée reçue : le vaccin est la seule protection efficace contre le cancer du col de l’utérus

     

    Réalité : les vendeurs de pilules aiment bien propager l’idée que notre seule arme contre le développement du cancer du col est le gardasil. Rien n’est plus faux. Connaissez-vous le Pap test? Pensez à votre dernier rendez-vous pour votre examen gynécologique annuel. Vous souvenez-vous que le médecin prend une petite brosse qu’il insère dans le col de l’utérus puis étend les sécrétions sur une lame microscopique? C’est le fameux Pap test.

     

    Pour comprendre le principe du Pap test, il faut comprendre comment se développe le cancer du col. Une lésion cancéreuse au niveau du col prend plusieurs années ( autour de 10 ans ) à se développer avant qu’on puisse « officiellement » l’appeler cancer. Entre temps, des changements cellulaire microscopiques surviennent et peuvent être détectés à l’aide d’un échantillon prélevé sur le col. On peut alors dépister et exciser une lésion avant qu’elle ne cause des dommages. Efficacité pour prévenir les cancers? 100%, lorsque pratiqué au moins aux 3 ans. Les cancers du col ne surviennent alors presqu’exclusivement chez des femmes n’ayant pas de suivi médical et d’examen gynécologique régulier.

     

    Autre point à considérer, puisque le gardasil ne protège pas contre tous les sérotypes causant le cancer du col, le Pap test demeure recommandé. Le vaccin vous protège alors partiellement contre une maladie pour laquelle vous êtes déjà protégé complètement si vous acceptez de subir un examen gynécologique annuel. Soudainement, le vaccin perd de sa magie.

     

    Ajouter au portrait que plusieurs organismes débattent de l’efficacité du vaccin à long terme, des effets secondaires et des campagnes de peur de la compagnie Merck Frost et vous obtenez un tableau beaucoup plus nuancé.

     

    À 500 $ le vaccin, pas étonnant que Merck Frost veuille mousser la promotion de leur produit. Imaginez les profits si des campagnes de vaccination universelles poussent dans toutes les provinces et états du monde.

     

    Pas nécessairement que je suis contre le vaccin, mais je prône une position plus nuancée et j’évite d’entrer dans le jeu des compagnies pharmaceutiques en vantant le gardasil comme un « vaccin contre le cancer ».

     

    Comme dans n’importe quoi, il faut conserver son esprit critique. Lorsque c’est trop beau pour être vrai, ça doit être faux!

    Publié par Québomed à 20:03

  • 14août
    Dans la foulée des émeutes à Montréal-Nord, j’ai une confession à vous faire.

     

    On fait du profilage racial en médecine. Oui, oui. Du vrai profilage racial. J’espère que vous n’allez pas nous faire un scandale avec ça.

     

    Ça tient du fait que certaines maladies génétiques se retrouvent plus fréquemment chez certaines races.

     

    Comme par exemple, l’anémie falciforme, qu’on retrouve plus fréquemment chez les personnes de race noire. Ou bien la thalassémie, que l’on retrouve chez les Méditerranéens.

     

    Pour plusieurs maladies, il y a une incidence plus élevée chez certaines races. Et à peu près chaque race a ses faiblesses génétiques. Comme les Bleuets du Saguenay-Lac St-Jean, qui ont une maladie s’appelant l’ataxie spastique de Charlevoix-Saguenay.

     

    En pratique, on porte une attention particulière aux susceptibilités de chaque race. Comme par exemple, chez les gens de race noire présentant une infection, un dépistage de l’anémie falciforme peut changer dramatiquement l’approche car chez ces patients. Une simple infection peut tourner au cauchemar et donc des traitements plus agressifs sont requis.

     

    Ça permet de sauver des vies.

    Publié par Québomed à 19:00

  • 12août
    Montée de lait aujourd’hui!

     

    Il y a des patients qui manquent parfois totalement de respect. On parle ici de respect élémentaire.

     

    Ce n’est pas parce que les soins de santé sont dispensés gratuitement par le gouvernement que cela donne le droit aux gens d’insulter ceux qui essaient de les aider.

     

    Ici, je ne vise pas le respect de l’autorité, mais bien le respect de base que n’importe quel concitoyen devrait démontrer pour un autre concitoyen.

     

    Ceci dit, il y a aussi des médecins qui manquent de respect envers leurs patients, et c’est tout aussi inacceptable.

    Publié par Québomed à 19:09

  • 09août
    Il arrive parfois qu’à l’hôpital ou qu’en cours de traitements, les événements ne se déroulent pas parfaitement ou prennent même une tournure tragique. On pourrait se demander s’il n’y a pas eu une erreur médicale. Bien qu’une erreur médicale puisse effectivement entraîner des conséquences fâcheuses, un problème dans le bon déroulement des soins peut avoir comme origine diverses causes. En voici quelques-unes.

     

    Effets secondaires d’un médicament

     

    Si un médicament peut guérir, il peut aussi malheureusement causer des effets secondaires. Ils peuvent être bénins et prévisibles, comme de la constipation avec des narcotiques ( antidouleur ), mais peuvent également entraîner des conséquences plus sérieuses et difficiles à prévoir, comme une réaction anaphylactique ( réaction allergique sévère ) à la pénicilline.

     

    C’est au patient et au médecin de balancer les bienfaits d’un médicament et les risques et effets secondaires acceptables par le patient.

     

    Complication d’une maladie

     

    Personne n’aime être malade, et on peut espérer se rétablir rapidement sans séquelles. Mais il peut survenir des complications parfois graves à des maladies communes. Par exemple, une gastro-entérite peut entraîner une déshydratation assez sévère pour causer la mort.

     

    Complication d’une chirurgie

     

    Les progrès en anesthésie et en contrôle des infections ont rendu les chirurgies plus sécuritaires, mais il en demeure néanmoins qu’une chirurgie comporte des risques non négligeables. Il est du devoir de votre chirurgien de vous énumérer les risques inhérents à l’opération que vous devez subir.

     

    Difficultés diagnostiques

     

    Trouver le problème est souvent plus difficile qu’il n’y paraît. Un médecin agit comme un détective pour rassembler les indices qui le mèneront au diagnostic. Parfois, il manque d’indices et la clé de l’énigme peut être alors plus difficile à trouver. Des tests et examens plus poussés peuvent être réalisés selon les hypothèses et l’état du patient, mais une attitude plus conservatrice et une observation représentent parfois la meilleure option.

     

    Une situation classique est le patient se présentant pour une fièvre de courte durée sans autres symptômes. Il arrive souvent que le patient retourne à la maison sans diagnostic précis et que d’autres symptômes apparaissent dans les heures qui suivent permettant de mettre précisément le doigt sur le problème. Ce même patient peut alors penser que le premier médecin a manqué le diagnostic, mais la réalité veut plutôt qu’il n’avait pas les informations nécessaires pour donner un diagnostic précis.

     

    Limite des connaissances du médecin

     

    La quantité des connaissances en médecine augmentant sans cesse, il est inconcevable qu’un médecin puisse se tenir à jour sur tout. Il peut arriver qu’un médecin ne puisse résoudre un problème avec ses connaissances, il est alors encouragé à demander de l’aide d’un collègue.

     

    Limite de la science

     

    La science a fait beaucoup de progrès durant les dernières années mais elle a des limites bien évidentes. On rencontre fréquemment des patients insatisfaits jugeant leurs traitements pas assez efficaces mais qui, en réalité, n’est qu’un reflet que la médecine a ses limites.

     

    L’erreur médicale

     

    Le système de santé repose sur les épaules de professionnels et ceux-ci commettent malheureusement parfois des erreurs. L’erreur est humaine mais parfois désastreuse. Le meilleur remède demeure une bonne communication entre le patient et son médecin.

    Publié par Iris à 13:08

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