Super sujet d’actualité aujourd’hui : le gardasil.
Si vous ne savez pas ce qu’est le gardasil, sachez que c’est un vaccin contre le VPH, un virus transmis sexuellement et causant le cancer du col de l’utérus. Une campagne de vaccination des jeunes préadolescentes débutera en septembre au coût faramineux de 50 millions de dollars.
Le vaccin et sa campagne de vaccination suscitent par contre beaucoup de controverse.
Sujet encore plus intéressant est la façon dont l’information est diffusée à la population. Ça nous rappelle à quel point il faut demeurer critique par rapport aux données qu’on nous demande d’ingurgiter.
Prenez deux secondes pour lire l’article suivant. Qu’est-ce que vous en pensez? À lire l’article, le VPH est la meilleure invention depuis le pain tranché.
Permettez-moi d’émettre mes commentaires, et voyez si vous conservez la même opinion par rapport au gardasil.
Idée reçue : Le vaccin protège contre le VPH
Réalité : Le vaccin protège contre certains types de VPH. Les sérotypes 6, 11, 16 et 18 pour être précis. Comme spécifié dans l’article, les types 16 et 18 causent 70% des cancers du col. L’information manquante et vitale pour un consentement éclairé est que le vaccin ne protège pas contre tous les types de VPH pouvant potentiellement causer le cancer. Ainsi, le gardasil ne protège pas les types 31, 33, 35, 39, 45, 51, 52, 56, 58, 59, 68, 73 et 82 considérés comme cancérigènes.
Idée reçue : le vaccin est la seule protection efficace contre le cancer du col de l’utérus
Réalité : les vendeurs de pilules aiment bien propager l’idée que notre seule arme contre le développement du cancer du col est le gardasil. Rien n’est plus faux. Connaissez-vous le Pap test? Pensez à votre dernier rendez-vous pour votre examen gynécologique annuel. Vous souvenez-vous que le médecin prend une petite brosse qu’il insère dans le col de l’utérus puis étend les sécrétions sur une lame microscopique? C’est le fameux Pap test.
Pour comprendre le principe du Pap test, il faut comprendre comment se développe le cancer du col. Une lésion cancéreuse au niveau du col prend plusieurs années ( autour de 10 ans ) à se développer avant qu’on puisse « officiellement » l’appeler cancer. Entre temps, des changements cellulaire microscopiques surviennent et peuvent être détectés à l’aide d’un échantillon prélevé sur le col. On peut alors dépister et exciser une lésion avant qu’elle ne cause des dommages. Efficacité pour prévenir les cancers? 100%, lorsque pratiqué au moins aux 3 ans. Les cancers du col ne surviennent alors presqu’exclusivement chez des femmes n’ayant pas de suivi médical et d’examen gynécologique régulier.
Autre point à considérer, puisque le gardasil ne protège pas contre tous les sérotypes causant le cancer du col, le Pap test demeure recommandé. Le vaccin vous protège alors partiellement contre une maladie pour laquelle vous êtes déjà protégé complètement si vous acceptez de subir un examen gynécologique annuel. Soudainement, le vaccin perd de sa magie.
Ajouter au portrait que plusieurs organismes débattent de l’efficacité du vaccin à long terme, des effets secondaires et des campagnes de peur de la compagnie Merck Frost et vous obtenez un tableau beaucoup plus nuancé.
À 500 $ le vaccin, pas étonnant que Merck Frost veuille mousser la promotion de leur produit. Imaginez les profits si des campagnes de vaccination universelles poussent dans toutes les provinces et états du monde.
Pas nécessairement que je suis contre le vaccin, mais je prône une position plus nuancée et j’évite d’entrer dans le jeu des compagnies pharmaceutiques en vantant le gardasil comme un « vaccin contre le cancer ».
Comme dans n’importe quoi, il faut conserver son esprit critique. Lorsque c’est trop beau pour être vrai, ça doit être faux!
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