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Perles médicales

Le patient avait une parfaite santé jusqu'à son avion manque d'essence puis s'écrase.
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À propos du blogue

Ce blogue a été créé dans le but de donner un regard critique sur le monde de la santé. La caractéristique particulière de ce blogue est que le point de vue provient de quelqu’un oeuvrant dans le système de santé, quelqu’un au cœur de l’action.

Durant plusieurs années, j’ai observé silencieusement les commentaires émis par les médias, la population et les organisme gouvernementaux. Cependant, les professionnels de la santé ont été discrets dans leur prise de position. J’espère pouvoir apporter mon point de vue qui, sans représenter nécessairement l’ensemble des acteurs du système de santé, se veut sincère et objectif autant qu’humainement possible.

Message pour les avocats... en aucun cas les opinions dans les articles ne représentent des avis médicaux. Les récits médicaux sont inspirés de situation réelle mais des détails ont été modifiés dans le but de conserver l'anonymat des patients.



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Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons
  • 06déc
    Comment choisir ses génériques?

    Pour les médicaments sous ordonnance, les pharmaciens substituent automatiquement le médicament original pour un générique lorsque celui est disponible. Pas de casse-tête ici.

    Pour les médicaments en vente libre, le consommateur doit faire preuve de vigilance. Les médicaments se vendent sous deux noms : le nom commercial et le nom générique. Comme par exemple, le nom générique du Tylenol est l’acétamoniphène. Vous pouvez identifier le nom générique du médicament ciblé par une recherche sur internet, ou plus simplement, en regardant sur la boîte du médicament de marque. Il se trouve sur cette boîte un mot difficile à prononcer suivi d’un dosage, en général en bas à droite. Il s’agit du nom générique.

    À proximité, se trouve généralement plusieurs génériques de marque maison vendus sous des titres vagues tels que anti-douleur ou anti-allergie. Choisissez le générique et la dose correspondant au médicament de marque.

    Et voilà, vous venez d’économiser plusieurs dollars!

    Existe-t-il des différences sur l’efficacité ou les effets secondaires entre les médicaments originaux et les génériques?

    Théoriquement non, étant donné que les deux médicaments contiennent la même molécule active au même dosage.

    Et pratiquement? … non plus. Une méta-analyse (une analyse de plusieurs études) publiée le 3 décembre dans le JAMA ne démontre aucune différence entre les génériques et les médicaments de marque.

    Les compagnies pharmaceutiques ont toujours voulu semer le doute sur l’efficacité et la sécurité des génériques pour limiter la diminution des parts de marché causée par des versions moins dispendieuses.

    D’un certain point de vue, les médicaments de marque sont aussi des médicaments génériques. Ils partent de la même molécule fabriquée avec les mêmes procédés ayant les mêmes risques d’inexactitude. D’ailleurs, 27% des génériques sont fabriqués par les compagnies des médicaments d’origine. De plus, certaines compagnies de marque commercialisent leurs médicaments sous plusieurs noms. Un exemple est le bupropion (nom générique), vendu sous le nom de Zyban lorsqu’utilisé pour la cessation tabagique et Wellbutrin lorsqu’utilisé comme antidépresseur.

    Bref, un médicament de marque est un générique vendu avec un nom commercial.

    Publié par Québomed à 14:46

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  • 06déc
    Nooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooon!!!

    Lire l’article de Formindep.

    C’est comme se réveiller pour s’apercevoir que la réalité est pire que dans nos cauchemars.

    Bon… le prix Nobel a été attribué pour la découverte du VPH, mais je parie que le trophée est une gracieuseté de Merck.

    Publié par Québomed à 0:39

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  • 05déc
    Vous vous demandez comment les compagnies pharmaceutiques osent vendre quelques dollars une pilule qui leur coûte que quelques cents à produire? Les gouvernements aussi, et c’est pourquoi ils ont autorisé la mise en marché de médicaments génériques.

    Chacun peut économiser énormément en utilisant les médicaments génériques, mais d’abord, un peu de théorie.

    Un médicament générique se veut une copie d’un médicament initialement développé par une autre compagnie pharmaceutique. Les compagnies de génériques vendent leurs produits beaucoup moins chers que les compagnies-mère, brisant le monopole de ces dernières sur le médicament concerné.

    Mais n’existe-t-il pas des lois qui empêchent une entreprise de copier le travail d’un compétiteur, un peu à l’instar des droits d’auteurs?

    Oui, on appelle ça des brevets. Pour diminuer le prix des médicaments, les gouvernements ont limité à 20 ans la durée de leurs brevets. Ceci signifie que 20 ans après l’enregistrement d’une molécule, d’autres compagnies peuvent copier le médicament sans payer de redevances à la compagnie-mère.

    Une pilule comprend le médicament, c’est-à-dire la molécule active, mais également des ingrédients non-médicamenteux qui forment la capsule et donne à la pilule sa forme et sa couleur. La capsule peut également modifier l’absorption d’un médicament par l’organisme. L’autorisation de reproduire un médicament ne concerne que la molécule active. La compagnie voulant produire un générique doit alors elle-même dessiner sa capsule, mais cela n’entraîne habituellement pas de problèmes significatifs.

    Pour que Santé Canada approuve le générique, la compagnie doit soumettre son produit à différentes études visant à s’assurer que la copie possède la même efficacité que le médicament original.

    Résultat : sauf pour la couleur et la forme, le générique est IDENTIQUE au médicament original. En fait, le prix représente la différence majeure entre la copie et son original, les génériques pouvant coûter moins que 50% du prix proposé par la compagnie-mère.

    Les gens peuvent penser qu’en choisissant un générique, ils achètent un médicament de moins bonne qualité et mettent ainsi leur santé en jeu pour une question de quelques dollars. La santé n’a pas de prix, comme diraient certains. Cette crainte provient probablement de d’autres domaines de consommation dans lesquels des marques maison utilisent des ingrédients ou composantes de moins bonne qualité pour arriver à un produit bon marché. Ce qu’il faut retenir au sujet des génériques est que ces derniers sont une copie identique de l’original et que Santé Canada contrôle la qualité de ces produits.

    Pratico-pratique, tout le monde a intérêt à choisir les génériques puisqu’ils permettent d’éviter les prix dictés par les compagnies pharmaceutiques. Moi-même, pour les médicaments en vente libre, je choisis la version générique la moins dispendieuse.

    Publié par Québomed à 13:03

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  • 01déc
    Alors, avec toute la controverse entourant le Gardasil, est-ce qu’on demande au médecin de vacciner notre fille?

    Le Gardasil en soi n’est pas nécessairement un mauvais vaccin. Il n’y a aucune évidence de risques majeurs. Des verrues ne pousseront pas sur le nez de vos enfants. Plusieurs se posent des questions au niveau de son efficacité à long terme, mais au pire des pires, votre enfant aura été vacciné pour rien.

    La controverse porte surtout sur le prix élevé du vaccin pour un bénéfice relativement mince et sur l’agressivité de la compagnie pharmaceutique dans sa promotion.

    Si la compagnie pharmaceutique offrait le vaccin gratuitement, je n’aurais aucun malaise à le prescrire à tous mes jeunes patientes. Et ma fille aussi le recevrait…

    Mais ce n’est pas le cas. Et je ne paierais pas les quelque 500$ (prix approximatif) pour l’achat de ce vaccin.

    Alors… encore moins en faire une campagne de vaccination à grande échelle.

    Plusieurs experts se sont positionnés sur la campagne de vaccination, mais à ma connaissance, aucun de ceux qui l’ont recommandée ont précisé si cette campagne valait les 75 millions de dollars.

    C’est LA question…

    Publié par Québomed à 23:28

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  • 01déc
    En ces temps de crise économique et de restrictions budgétaires, on essaie généralement de tirer le maximum de nos investissements. C’est pourquoi je me pose énormément de questions sur le programme de vaccination avec le gardasil dont les coûts sur trois ans totaliseront 75 millions.

    75 millions de dollars pour une solution d’une efficacité incertaine à un danger de santé publique qui n’existe pas pour lequel une meilleure alternative est disponible et déjà en place.

    C’est ÇA le mieux qu’ils ont trouvé à faire avec nos 75 millions?

    Pendant ce temps, il manque des intervenants sociaux partout et surtout dans nos écoles. Il manque également d’enseignants. Des problèmes sociaux en jeune âge peuvent causer des blessures qui ne cicatriseront jamais et entraîneront une souffrance bien pire qu’une maladie et une vulnérabilité à toute une gamme de problèmes sociaux.

    Dépression, abus physique, prostitution, pauvreté, solitude, suicide, toxicomanie, violence envers les enfants. On peut tous les nommer…

    Au moins, on pourra toujours dire à nos enfants qu’on les a vaccinés!

    Publié par Québomed à 0:45

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  • 26nov
    MTS en recrudescence chez les jeunes.

    Maintenant, on dit ITSS, pour infections transmises sexuellement et par le sang.

    C’est pas les 75 millions du Gardasil qui vont changer grand chose.

    On se trompe de cible.

    Publié par Québomed à 13:27

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  • 25nov
    Hier, je manifestais mes doutes par rapport à l’objectivité de l’information provenant de journaux médicaux majoritairement financés par les compagnies pharmaceutiques.

    Et aujourd’hui… bang! En ouvrant la dernière parution de L’Actualité médicale, je tombe sur les commentaires de médecins sur la pertinence de la vaccination avec le Gardasil. Tous les médecins (5 au total) approuvent l’utilisation du Gardasil. Les commentaires sont dignes d’une info-pub :

    « J’ai quant à moi suivi la vague en recommandant ce vaccin à mes jeunes patientes, même à ma propre fille. »
    « Jamais un vaccin n’a eu un système de surveillance aussi pointu que le Gardasil, et son efficacité a largement été prouvée. »
    « Nous vivons à une époque moderne où les vaccins vont nous permettre de sauver une partie de l’humanité. »
    « Le virus est là, il faut en venir à bout. Les garçons aussi? C’est à l’étude. »
    « C’est toute une percée dans le domaine de la santé. »

    Aucune nuance. Aucune question. Aucune controverse. Après la lecture des commentaires, on se sent quasiment cheap de douter de la pertinence de la campagne de vaccination au Gardasil.

    Et surtout, LA question essentielle n’est pas abordée? En avons-nous pour notre argent? Parce qu’à 75 millions sur 3 ans, c’est des bidous en titi. Parce que le vaccin n’a pas seulement qu’à prouver son efficacité, il a également à prouver qu’il vaut ses 75 millions.

    La revue L’Actualité (la revue destinée au grand public, pas L’Actualité médicale des médecins) dresse un portrait beaucoup plus nuancé de la situation. La morale de l’histoire : l’information destinée au grand public est de meilleure qualité que l’information destinée au monde médicale.

    Le site français Pharmacritique propose un débat plus intéressant. Je vous laisse avec quelques liens vers des articles concernant le Gardasil. Ça détonne avec le rose bonbon de l’Actualité médicale. Juste les titres sont évocateurs :

    Mon préféré :

    Publié par Québomed à 13:26

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  • 23nov
    Il y a quelques jours, j’ai un fait un petit coup de coude clin d’œil à L’Actualité médicale.

    Rien de bien méchant.

    Mais je prends mes distances face aux journaux dont les compagnies pharmaceutiques placardent 50% de l’espace disponible de leurs publicités multicolores.

    Je ne paie pas pour ce journal. Je ne l’ai jamais demandé, du moins, pas que je me souvienne. Depuis mes premières années de résidence, on le rentre de force dans ma boîte aux lettres. D’une façon ou d’une autre, il y a quelqu’un à quelque part qui a fourni mes coordonnées à quelqu’un d’autre. Ce quelqu’un d’autre s’amuse à m’envoyer des journaux médicaux avec un tas de propagande pharmaceutique.

    Si je ne paie pas pour ce journal, comment cette publication, appartenant à Rogers, engrange ses profits? La publicité pharmaceutique, peut-être? C’est que je ne voudrais surtout ne pas paraître cynique. Comment une information financée majoritairement par les compagnies pharmaceutiques peut-elle être objective? Je ne remets pas en doute l’intégrité des auteurs des articles, mais je ne m’attends pas à ce qu’ils soient très virulents à l’endroit de leurs pourvoyeurs, comme je ne m’attends pas à ce que le Journal de Montréal critique TVA.

    Ça nous donne un petit journal rose bonbon avec des articles qui ne doivent JAMAIS perturber l’ordre des choses du monde médical, favorisant présentement la médicalisation à outrance. Donc, entre les nombreuses publicités pharmaceutiques, se retrouvent des chroniques sur le vin et les voyages, quelques articles de médecine, de l’actualité médicale triée sur le volet et, à la toute fin, on raconte l’histoire de vie d’un médecin avec une personnalité intéressante. On est beau, on est fin et on ne se pose pas de questions.

    L’Actualité médicale ne représente qu’un exemple parmi tant d’autres, car le facteur bourre présentement ma boîte aux lettres de plusieurs journaux et revues majoritairement financés par les compagnies pharmaceutiques. Information ou propagande?

    L’influence n’est pas qu’imaginaire…

    En 2006, un scandale avait éclaté suite au congédiement de l’éditeur en chef du CMAJ (Canadian Medical Association Journal), journal de réputation mondiale, pour avoir critiqué son employeur pour une ingérence dans le but de rendre politically correct des articles sur un médicament et sur un ministre de la santé.

    Je suis maintenant heureux de vous annoncer qu’il n’y aura jamais de publicités pharmaceutiques sur mon site.

    Publié par Québomed à 15:57

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  • 23oct
    Retrait du rimonabant

    L’agence européenne du médicament suspend la commercialisation du rimonabant, un médicament anti-obésité, car il causerait des effets secondaire psychiques importants.

    Voici un excellent article sur le sujet de mon collègue français.

    Dire les médias ont déjà présenté ce médicament comme une révolution. Ça vous apprendra à croire tout ce que vous lisez!

    Plusieurs médecins continuent de prescrire des placébos

    Une étude a démontré qu’autour d’un spécialiste sur deux prescrit des placebos à leurs patients.

    Personnellement, je n’en ai jamais prescrit. Et je ne sais pas comment en prescrire. C’est quoi? J’écris sur mon ordonnance de prendre 1 pilule de placébo 2 fois par jour pour 10 jours?

    Si ton patient s’en rend compte, tu lui dis quoi? Je m’excuse, je croyais que ta souffrance était imaginaire.

    Publié par Québomed à 23:07

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  • 23oct

    “What is the purpose of publications?…[The] purpose of data is to support, directly or indirectly, the marketing of our product.”
    - Moffatt B, Elliott C

    Pour que la communauté scientifique accepte un médicament, la compagnie pharmaceutique doit démontrer l’efficacité de son produit par des preuves. Ces preuves se basent sur la publication d’articles de recherche.

    La mise en marché du produit débute donc avec la publication d’articles qui convaincront les spécialistes des disciplines concernées à introduire le médicament dans leur pratique et à le recommander aux autres médecins via des guides de pratique et des conférences.

    Si la mise en marché d’un produit de consommation de masse vise directement le client, celle d’un médicament passe par la manipulation l’approbation des médecins, qui ensuite prescriront le traitement à leurs patients.

    Pas d’articles appuyant le médicament, pas de prescription par le médecin et pas de profits. Le médicament peut alors être jeté à la poubelle. Aussi simple que ça.

    Dans un passé pas trop lointain, la communauté scientifique considérait la littérature et les articles de recherche comme objectifs et immunisés à la manipulation. La vérité de la vérité. Même Dieu ne pourrait pas être plus vrai que ça. Cette philosophie a d’ailleurs contribué au courant evidence-based-medicine, ou si vous préférez, la médecine fondée sur les faits.

    Vous devriez assister à une conférence de spécialistes. J’utiliserais tel médicament parce que l’article de X prouve Y. Non, en fait, il y a un 2e article de A qui dit B, qui serait en fait une meilleure option. Ah non, pas B, ti-gus de McGill a publié une recherche qui dit qu’il y a un paquet d’effets secondaires. Des heures de plaisir dans une étrange cacophonie scientifique.

    Depuis quelques années, on remet de plus en plus la valeur scientifique véritable des ces articles de recherche.

    Pourquoi? Parce qu’il y a de plus en plus de preuves que les compagnies pharmaceutiques financent et manipulent les articles comme les scénaristes de Loft Story jouent avec leurs participants.

    L’une de ces manipulations s’appelle le « ghost management », qui comprend le « ghost writing », l’utilisation de noms de chercheurs reconnus dans la publication d’articles auxquels ils ont en réalité peu participé. On appelle ces méthodes « ghost » car elles visent à cacher la participation active de la compagnie pharmaceutique, ce qui pourrait nuire à la crédibilité de l’article.

    Le ghost management implique la manipulation des études dans le design, les résultats, la promotion et la rédaction de l’article final. Un peu tout le processus de recherche, finalement. Au départ, on croyait que ces interventions étaient peu communes et limitées, mais des investigations plus poussées tendent à démontrer qu’une véritable industrie s’est développée autour de ce type de manipulation. Les compagnies engagent régulièrement des experts en promotion pharmaceutique qui rédigeront des articles, manipuleront les données, et plogueront les produits dans des journaux médicaux. Jusqu’à 91 % des études pourraient citer un auteur-fantôme. Dans les cas extrêmes, les compagnies achètent même leurs études. Derrière un voile d’objectivité scientifique se cache donc un esprit d’info-pub.

    Le côté ironique de l’histoire est que des preuves scientifiques démontrent qu’on ne peut se fier aux preuves scientifiques.

    Publié par Québomed à 14:11

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