En lisant cette nouvelle, ma première réaction a été : mais de quoi ils se mêlent? C’est quoi le truc?
Ahhhhhhhhh… ok. Je vois le problème. Ces gens-là trouvent que c’est totalement barbare de zapper le cerveau d’un dépressif. Ils se couchent le soir en imaginant un type en jaquette d’hôpital jouer du bacon devant l’œil indifférent d’un psychiatre habillé à la mode des années 50.
Mais de quoi ils se mêlent? Que savent-ils de la sismothérapie?
Cette thérapie a évolué. On sédationne les patients pour éviter les contractions tonico-cloniques. Elle est réservée pour les cas psychiatriques difficiles pour lesquels les autres formes de thérapie se sont soldées par des échecs.
Lorsque vient le temps d’évaluer une thérapie, le critère le plus important est le rapport coût-bénéfice. On veut que le patient soit mieux après qu’avant la thérapie. On se fout carrément que le terme « électrochocs » ne soit pas politiquement correct. Ça marche ou pas? Parce qu’on serait fou de s’en passer à cause d’un illuminé qui associe la sismothérapie et la mise à mort par électrocution.
Et j’imagine ce que ces personnes diraient aux patients qui pourraient bénéficier de la sismothérapie. Parce que donner des chocs au monde, c’est pas beau. Tu t’imagines? Se faire zapper le cerveau? On dirait que nous sommes encore dans les années 40. En plus, je suis sûr que c’est commandité par Hydro-Québec pour juste faire de l’argent. Les électrochocs auraient pu améliorer ta dépression, mais je ne peux pas concevoir ce genre de barbarie. On sait plus quoi faire pour t’aider, mais c’est pas grave, je vais être avec toi. Oups… ma manifestastion m’a épuisé. On se revoit… à un moment donné. Ciao!
Ça va être quoi leur prochain cheval de bataille? La chirurgie à cœur ouvert? On ouvre le cœur, eurk! Le cœur me lève juste à y penser.










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