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À propos du blogue

Ce blogue a été créé dans le but de donner un regard critique sur le monde de la santé. La caractéristique particulière de ce blogue est que le point de vue provient de quelqu’un oeuvrant dans le système de santé, quelqu’un au cœur de l’action.

Durant plusieurs années, j’ai observé silencieusement les commentaires émis par les médias, la population et les organisme gouvernementaux. Cependant, les professionnels de la santé ont été discrets dans leur prise de position. J’espère pouvoir apporter mon point de vue qui, sans représenter nécessairement l’ensemble des acteurs du système de santé, se veut sincère et objectif autant qu’humainement possible.

Message pour les avocats... en aucun cas les opinions dans les articles ne représentent des avis médicaux. Les récits médicaux sont inspirés de situation réelle mais des détails ont été modifiés dans le but de conserver l'anonymat des patients.



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  • 16avr

    Les facs de médecine font-elles de la discrimination envers les médecins étrangers?

     

    Omid Hadgirezai croit que oui.

     

    Le type, un immigrant iranien, peine encore à se trouver une place en résidence dans les universités québécoises, malgré qu’il ait reçu l’autorisation de  devenir médecin résident.

     

    Il poursuit les universités québécoises ainsi que le Collège des médecins soutenant qu’il serait possiblement victime de discrimination.

     

    Au cours de ma carrière, j’ai rencontré plusieurs médecins étrangers, en formation ou en pratique, venant d’à peu près partout à travers le monde. Des Africains, des Sud-américains, des Colombiens, des Polonais. Des juifs, des musulmans, des bouddhistes. En tant que Québécois de souche, j’étais parfois en minorité.

     

    Alors, voulez-vous me dire pourquoi ce type-là a été refusé tandis que tant d’autres ont été acceptés?

     

    Les médecins évaluant les candidats ne sont pas parfaits, même que certains ont la capacité de raisonnement d’une tortue. Mais de là à les accuser de discrimination, il y a une marge importante à franchir.

    Disons que le type a besoin d’arguments en béton s’il veut avoir gain de cause.

     

Publié par Québomed à 11:37

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  • 15avr
    Le débat sur l’intégration des médecins étrangers continue!

    Voici la réponse de M. Grenier à mon article sur les médecins étrangers.

    Un extrait :

    Mais reconnaissez l’ironie de la chose quand le porte-parole officiel des facultés ne serait même pas capable de communiquer avec 85 % des patients québécois… Me semble que la capacité de communiquer avec ses patients est l’une des compétences culturelles recherchées… Par ailleurs, on ne répond pas encore à la fameuse question : où vont-ils les acquérir ces compétences? Doit-on exiger à des médecins de 40, 45 et 50 ans, qui ont une famille à faire vivre, des biens à assumer, de vivre pendant 2-3 ans comme un petit étudiant de 22 ans qui habite chez papa-maman, afin de retourner sur les bancs d’école, et de réapprendre une matière qu’il maîtrise à 80%?

    Je me demande toujours ce que le porte-parole a bien voulu dire par « compétences culturelles ». Vous savez, plusieurs médecin ont appris à parler comme des politiciens et je doute qu’il cache quelque chose de beaucoup plus dérangeant que seulement le fait de mal parler français. Je sais pas… peut-être qu’il y a des médecins qui ne reconnaissent pas l’égalité des femmes ou la liberté de religion. On peut faire un paquet de spéculations, mais ne sachant pas ce que sont ces compétences manquantes, il est difficile déterminer où ils pourront combler ce déficit.

    D’un autre côté, on parle de poste en résidence, donc des médecins qui ont des responsabilités et qui vont être appelés à soigner parfois avec peu de supervision et prendre des décisions dans le feu de l’action. Je viens d’ailleurs d’écrire un article pour bien comprendre ce qu’est un résident et la hiérarchie médicale.

    La majorité des médecins étrangers que j’ai rencontrés font d’excellents résidents et ma confiance envers eux est totale. Il est arrivé à quelque reprise que je croise des résidents étrangers en qui j’avais moins confiance en eux qu’envers des externes qui ont pourtant moins de formation et d’expérience. On s’en rend compte également lorsque les infirmiers et infirmières préfèrent éviter de se référer au résident lorsqu’il y a un problème avec leur patient.

    Pourquoi nous apparaissent-ils moins compétents? Je sais pas.. peut-être raison de compétences culturelles.

    Ces gens ne sont pas nécessairement idiots et ont probablement le potentiel de devenir de bons médecins québécois. La logique voudrait que si un médecin étranger ne peut assumer le rôle de résident, il faudrait qu’il soit recalé au niveau d’externe. S’il faut leur donner plus de temps et d’expérience en sol québécois, qu’il en soit ainsi. Sauf que nous ne parlons plus ici de compétences acquises à 80%, mais plutôt à 30%.

    Je ne suis pas très au courant des ressources disponibles à ces médecins, mais le fait qu’on leur bloque l’accès à la résidence ne signifie pas automatiquement qu’on les laisse tomber. Ça veut juste dire qu’on ne les considère pas prêt à entamer une résidence.

    Publié par Québomed à 19:57

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  • 14avr
    Le blogueur Éric Grenier a écrit un billet le 11 avril sur le refus des facultés de médecine de combler leurs 102 postes vacants de résident avec des médecins étrangers. 

     

    Pour bien comprendre le contexte, il faut savoir que les médecins immigrants ne peuvent pratiquer immédiatement la médecine à leur arrivée au Québec. Ces médecins doivent d’abord faire reconnaître leur formation et leurs compétences par le Collège des Médecins. Débute alors une longue course à obstacles qui comprend parfois une reprise d’une partie de la formation médicale.

     

    Dans son blogue, M. Grenier nous faisait part que les facs de médecine ont refusé ces médecins pour des raisons de « compétences culturelles ».

     

    Bon… étant donné que je ne suis pas très impliqué dans ce dossier et que le terme « compétences culturelles » est aussi vague qu’un discours de politicien, je vais éviter de commenter spécifiquement ce refus des facs de médecine.

     

    Par contre, je peux vous dire qu’il est difficile d’intégrer un médecin étranger. Beaucoup plus difficile que vous pourriez le penser. À entendre certains commentaires,  un médecin provenant d’un village africain sans électricité devrait être engagé illico presto à l’urgence de Sacré-Cœur le lendemain de son arrivée au Québec. Après tout, le corps humain n’est-il pas identique au Québec et en Inde? Les maladies, c’est les mêmes? Et bien…. non.

     

    Dans d’autres pays, ils existent d’autres maladies. Des parasites qui traînent ici et là dont je ne serais même pas capable de prononcer le nom si j’étais en mesure de m’en souvenir. Des trucs… comme la rougeole. Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais cette maladie est quasi-inexistante au Québec à cause qu’on donne des méchants vaccins à nos enfants. À l’inverse, les médecins étrangers peuvent avoir peu d’expérience avec les maladies du coin. Les outils diagnostics sont plus nombreux. Des trucs comme les scans peuvent être inaccessibles dans certains pays alors qu’ici, on les prescrits comme des aspirines.

     

    De plus, la compétence d’un professionnel dépend de sa formation. On a beau avoir un diplôme de médecine, si celui-ci a été acquis dans une université dont le gouvernement a fait faillite, ça ne vaut pas grand-chose. Pas un poste comme neurochirurgien, mettons.

     

    Ceci dit, le Québec compte sur plusieurs médecins immigrants qui se sont intégrés parfaitement au contexte médical québécois et qui se retrouvent maintenant parmi les meilleurs médecins de la belle province. Mais dans le but d’offrir un niveau de compétence minimum, le Collège des Médecins se doit d’être prudent et rigoureux dans leur processus de sélection.

    Publié par Québomed à 18:43

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