Voici la réponse de M. Grenier à mon article sur les médecins étrangers.
Un extrait :
Mais reconnaissez l’ironie de la chose quand le porte-parole officiel des facultés ne serait même pas capable de communiquer avec 85 % des patients québécois… Me semble que la capacité de communiquer avec ses patients est l’une des compétences culturelles recherchées… Par ailleurs, on ne répond pas encore à la fameuse question : où vont-ils les acquérir ces compétences? Doit-on exiger à des médecins de 40, 45 et 50 ans, qui ont une famille à faire vivre, des biens à assumer, de vivre pendant 2-3 ans comme un petit étudiant de 22 ans qui habite chez papa-maman, afin de retourner sur les bancs d’école, et de réapprendre une matière qu’il maîtrise à 80%?
Je me demande toujours ce que le porte-parole a bien voulu dire par « compétences culturelles ». Vous savez, plusieurs médecin ont appris à parler comme des politiciens et je doute qu’il cache quelque chose de beaucoup plus dérangeant que seulement le fait de mal parler français. Je sais pas… peut-être qu’il y a des médecins qui ne reconnaissent pas l’égalité des femmes ou la liberté de religion. On peut faire un paquet de spéculations, mais ne sachant pas ce que sont ces compétences manquantes, il est difficile déterminer où ils pourront combler ce déficit.
D’un autre côté, on parle de poste en résidence, donc des médecins qui ont des responsabilités et qui vont être appelés à soigner parfois avec peu de supervision et prendre des décisions dans le feu de l’action. Je viens d’ailleurs d’écrire un article pour bien comprendre ce qu’est un résident et la hiérarchie médicale.
La majorité des médecins étrangers que j’ai rencontrés font d’excellents résidents et ma confiance envers eux est totale. Il est arrivé à quelque reprise que je croise des résidents étrangers en qui j’avais moins confiance en eux qu’envers des externes qui ont pourtant moins de formation et d’expérience. On s’en rend compte également lorsque les infirmiers et infirmières préfèrent éviter de se référer au résident lorsqu’il y a un problème avec leur patient.
Pourquoi nous apparaissent-ils moins compétents? Je sais pas.. peut-être raison de compétences culturelles.
Ces gens ne sont pas nécessairement idiots et ont probablement le potentiel de devenir de bons médecins québécois. La logique voudrait que si un médecin étranger ne peut assumer le rôle de résident, il faudrait qu’il soit recalé au niveau d’externe. S’il faut leur donner plus de temps et d’expérience en sol québécois, qu’il en soit ainsi. Sauf que nous ne parlons plus ici de compétences acquises à 80%, mais plutôt à 30%.
Je ne suis pas très au courant des ressources disponibles à ces médecins, mais le fait qu’on leur bloque l’accès à la résidence ne signifie pas automatiquement qu’on les laisse tomber. Ça veut juste dire qu’on ne les considère pas prêt à entamer une résidence.







Commentaires récents