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Perles médicales

La patient a laissé des globules blancs à l'autre hôpital.
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À propos du blogue

Ce blogue a été créé dans le but de donner un regard critique sur le monde de la santé. La caractéristique particulière de ce blogue est que le point de vue provient de quelqu’un oeuvrant dans le système de santé, quelqu’un au cœur de l’action.

Durant plusieurs années, j’ai observé silencieusement les commentaires émis par les médias, la population et les organisme gouvernementaux. Cependant, les professionnels de la santé ont été discrets dans leur prise de position. J’espère pouvoir apporter mon point de vue qui, sans représenter nécessairement l’ensemble des acteurs du système de santé, se veut sincère et objectif autant qu’humainement possible.

Message pour les avocats... en aucun cas les opinions dans les articles ne représentent des avis médicaux. Les récits médicaux sont inspirés de situation réelle mais des détails ont été modifiés dans le but de conserver l'anonymat des patients.



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Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons
  • 26sept
    Le nombre de prescriptions d’antidépresseurs augmente en flèche, c’est un fait. J’ai lu plusieurs opinions à ce sujet un peu partout sur internet.

    Plusieurs points intéressants ont été soulevés. Néanmoins, il en reste un bien enfoui car pour l’évoquer, il faut bien connaître les rouages du système. C’est l’influence des guides de pratique ( ou « guidelines » en anglais ).

    Un guide de pratique rassemble les connaissances à jour sur un sujet précis - ex. la dépression – pour en ressortir une série de recommandations sur la prise en charge d’un problème de santé. Le tout ressemble à une marche à suivre s’adaptant à la situation d’un patient.

    Exemple :

    Devant tels symptômes, faites les examens A, B, C. Commencer le traitement X.

    Si échec du traitement X après deux semaines, vous pouvez tentez le traitement Y.

    Si le patient demeure symptomatique après le traitement Y, considérez une consultation en spécialité.

    Voici le guide de pratique pour la dépression de l’association canadienne de psychiatrie.

    Les guides de pratique ont pour avantage d’aider les médecins à se conformer aux dernières normes en terme de prise en charge d’un problème et ce, avec un maximum d’efficacité. Avant, la médecine était comme la cuisine. Chaque médecin avait sa recette, et certaines recettes étaient meilleures que d’autres. L’arrivée des guides de pratique a aidé à uniformiser les soins de santé.

    Tout système comporte des faiblesses, et il en va de même pour les guides de pratique. Ces guides définissent un cadre relativement rigide de la conduite optimale à suivre face à un problème donné, et ce, basée sur les dernières recherches. Il devient alors difficile pour un médecin de justifier une conduite en dehors de ce cadre. Dans l’éventualité d’une poursuite, un médecin veut prouver qu’il a bien géré la problématique du patient. Et cette preuve commence en respectant les guides de pratique.

    Alors, indirectement, ces guides ont force de loi.

    En ce qui concerne la dépression, les guides de pratique recommandent une médication tôt dans le traitement de cette pathologie. Ainsi, il ne faut pas se surprendre que les médecins prescrivent cette médication rapidement.

    À l’inverse, si les guides de pratique en venaient à déconseiller l’utilisation d’antidépresseurs, le nombre de prescription de ces derniers diminueraient rapidement.

    Une telle situation s’est produite concernant l’hormonothérapie substitutive pour traiter les symptômes de la ménopause. Le nombre de prescription de cette médication a considérablement baissé depuis la parution d’une étude levant le voile sur certains effets indésirables de l’hormonothérapie.

    Publié par Iris à 20:26

  • 30juil
    Je me posais des questions dans mon fort intérieur à savoir pourquoi les antidépresseurs et autres médicaments jouant sur l’humeur étaient à ce point stigmatisés.

     

    On parle de médicament contre l’acidité de l’estomac et tout le monde s’en fout. On parle d’antidépresseurs et des gens tracent aussitôt un parallèle avec une société droguée au prozac.

     

    Ce n’est pas nécessairement un jugement que je pose sur les personnes craignant les antidépresseurs, car moi-même personnellement, j’ai une réticence instinctive envers ces médicaments.

     

    Mais pourquoi?

     

    Est-ce que c’est parce que la maladie mentale est taboue? Est-ce que parce qu’on considère ces médicaments comme une alternative paresseuse à des changements profonds de la société? Est-ce parce que ces pilules influencent la pensée et les humeurs?

     

    Tant de questions et si peu de réponses.

    Publié par Québomed à 19:23

  • 28juil
    Il y a eu de l’action durant mon absence!

     

    Je reviens un peu en arrière sur un article que Richard Martineau a publié sur son blog. Il mentionne que selon Santé Canada, le nombre d’ado sous le prozac a triplé en cinq ans.

     

    Jusqu’ici, ça va bien. En fait, je trouve que c’est même un débat super intéressant et on peut philosopher sur le sujet pendant une nuit entière ou même en attendant le médecin dans la salle d’attente. Est-ce le reflet des stratégies de promotion des compagnies pharmaceutiques? Un laisser-aller des médecins? Est-ce que le stress sur nos ados est à ce point si élevé? Questions super intéressantes.

     

    Là où je décroche, c’est lorsqu’on compare le prozac à la marijuana et le ritalin au déclin inévitable de la société occidentale. Lisez les commentaires, c’est absolument hallucinant. Bientôt, quelqu’un fera un lien entre le prozac et le régime nazi et l’augmentation de la prescription du ritalin sera attribuée au libre accès à l’avortement. Attendez.. je sens que ça s’en vient.

     

    Et le prozac, c’est pas une drogue. Dans la définition commune, une drogue est consommée pour les effets euphorisants, pour la recherche du plaisir, fuir ses problèmes, etc. C’est associé à la délinquance et au crime. Le prozac se vend sous ordonnance pour la dépression et personnellement, je n’ai jamais vu quelqu’un tripper avec du prozac. Oui, il a un effet sur le cerveau, mais mettre sur un même pied d’égalité le prozac et la mari pour cette raison est comme admettre que l’auto et l’avion sont équivalents puisqu’ils sont tous deux des moyens de transport.

     

    La prescription d’antidépresseurs entraîne déjà suffisamment de controverse sans avoir à tomber dans l’excès. Si on continue comme ça, on aura tous besoin d’antidépresseurs.

    Publié par Québomed à 19:52

  • 09juil
    Voici un excellent texte qui met l’emphase sur les changements sociaux pour améliorer l’état mental de la population.

     

    Une bonne alternative au Prozac!

    Publié par Québomed à 19:01

  • 25avr
    Grosse nouvelle aujourd’hui sur le site de Canoë : la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme (CCDH) nous présente son exposition Les abus de la psychiatrie au Vieux-Port.

     

    Le CCDH a été créée par un co-fondateur de l’Église de scientologie. Ça promet d’être aussi scientifique que le musée sur le créationnisme.

     

    If you talk to God, you are praying.

    If God talks to you, you have schizophrenia.

     

       -Thomas S. Szasz

     

    Remarquez que les attaques contre la psychiatrie ne datent pas d’aujourd’hui. En fait, il y a même eu un mouvement plus ou moins officiel d’anti-psychiatrie ayant comme tête d’affiche des types comme Michel Foucault et Thomas Szasz, ce dernier étant psychiatre. Szasz affirme même dans son manifeste que la maladie mentale est un mythe. Pour élaborer une argumentation du genre, il n’a pas dû travailler à l’urgence très très longtemps.

     

    Il demeure tout de même quelques bases valables pour critiquer la psychiatrie. Contrairement aux autres domaines de la médecine, il n’existe pas de tests de labo ou de radiographies pour diagnostiquer une maladie psychiatrique. Les médecins se fient donc sur leur impression clinique pour le diagnostic final. Le hic, c’est que le jugement des médecins est influencé par les tendances sociales. On a eu droit à quelques aberrations dans le passé, comme la drapétomanie, une maladie mentale touchant les esclaves noirs leur donnant un goût intense de la liberté et les poussaient à s’enfuir. On a également déclaré que l’homosexualité n’était pas une maladie mentale en … 1987!

     

    Les débats actuels concernent surtout l’association de l’industrie pharmaceutique et de la psychiatrie ainsi que l’utilisation de plus en plus répandue de la médication pour le traitement de maladies qui étaient auparavant peu diagnostiquées et traitées, comme l’hyperactivité et la dépression.

     

    Il y a matière à discussion…

    Publié par Québomed à 22:48

   

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