Il arrive toujours un patient pour nous dire : « Si vous me donnez pas ce que je veux, je vais aller voir dans une autre clinique. »
Ben vas-y mon pit!
L’argument fonctionne peut-être bien dans un Wal-Mart où les commis ont pour mission de se faire marcher dessus dans le but de rendre la p’tite madame contente pour qu’elle dépense plus. Les patients acquièrent ensuite le réflexe de nous balancer la même salade mais les résultats les déçoivent souvent pour plusieurs raisons :
- ce n’est pas le patient qui nous donne notre salaire
- si je ne prescris pas un médicament ou un examen à un patient, il y a une bonne raison. Je commettrai une faute professionnelle à la demande du patient.
- les cliniques sont pleines! Un patient de moins ferait mon affaire
- si vous me sortez cet argument-là, je ne serai pas fâché de vous voir partir.
Ceci dit, ce n’est jamais plaisant de se quitter dans ces termes-là, parce que la satisfaction du patient demeure une priorité. Une deuxième priorité est ma responsabilité professionnelle qui me demande de ne prescrire que des médicaments ou des examens requis médicalement. Surtout quand c’est des narcotiques ou des somnifères.







Mardi, 23 septembre 2008 à 12:02
Bravo! Votre attitude me plait. Comme patient, je préfère utiliser le moins de médicaments possible. Il m’arrive même de mettre à la poubelle une prescription. Ce n’est pas bien. Mais c’est l’autre côté de la médaille: se demander si la prescription était une formalité.
Mardi, 23 septembre 2008 à 13:13
J’approuve en tout point!!

Il est vrai que l’on espère toujours voir la satisfaction du patient dans son visage.. mais il faut savoir garder ses limites!
Mardi, 23 septembre 2008 à 19:16
J’ai eu une patiente il n’y a pas longtemps qui se présente en me disant : “J’ai très mal à la gorge et il me faut des antibiotiques.”
Ça part mal.
Ç’est le genre de patient facile à décevoir. J’espère quasiment trouver une pharyngite pour justifier les antibiotiques et éviter la lonnnnnnnnngue discussion sur la non-nécessité des antibiotiques.
Il n’y avait pas de pharyngite ;).