“The pathogen is nothing, the terrain is everything.”
- Louis Pasteur
Voici un autre exemple pourquoi la médecine ne représente pas nécessairement notre arme la plus efficace dans notre combat contre la maladie.
Prenez le sida. LA maladie par excellence. LA maladie pour laquelle on allume chaque jour la TiVi en espérant entendre un lecteur de nouvelles nous annonçant la découverte d’un vaccin miracle.
Il y a deux façons de voir cette maladie.
Pour les scientifiques, le sida est causé par le virus de l’immunodéfience humaine, ou VIH. Ce virus réussit à tromper le système immunitaire tout en l’attaquant, ce qui rend l’hôte vulnérable à une panoplie de pathogènes, dont le pneumocystis carinii. L’importance de l’atteinte peut se mesurer à l’aide de charge virale et de CD4.
De ce point de vue, la recherche et la mise en marché de nouveaux traitements médicamenteux peuvent aider notre combat contre la maladie.
Mais en Afrique, cette guerre est en train de se perdre.
En Afrique, le sida n’est pas causé par un virus. En Afrique, c’est la maladie de la pauvreté, de la guerre, du viol et de l’ignorance. La maladie des hommes politiques qui nient l’existence du sida, la maladie des religions qui condamnent l’utilisation du condom.
Il n’y a aucun médicament et aucun vaccin en mesure de gagner cette guerre.
Comme preuve, même des médicaments fournis gratuitement par les compagnies pharmaceutiques aux pays les plus pauvres tombent entre les mains de criminels locaux qui les revendent sur le marché noir.
Pour tourner le fer dans la plaie, les compagnies pharmaceutiques investissent de moins en moins en recherche contre le sida en Afrique. Étant devenu un problème de « pauvres », ces entreprises ne désirent pas y investir, en sachant que leurs médicaments risquent de ne pas trouver acheteur à bon prix.
Quand ça va mal…
De notre côté de l’océan, il ne faut pas oublier qu’un condom bien placé peut faire des miracles. Pour pas trop cher. Juste des cours de sexo.
Côté santé, l’éducation n’a pas d’égal.







