Il y a eu de l’action durant mon absence!
Je reviens un peu en arrière sur un article que Richard Martineau a publié sur son blog. Il mentionne que selon Santé Canada, le nombre d’ado sous le prozac a triplé en cinq ans.
Jusqu’ici, ça va bien. En fait, je trouve que c’est même un débat super intéressant et on peut philosopher sur le sujet pendant une nuit entière ou même en attendant le médecin dans la salle d’attente. Est-ce le reflet des stratégies de promotion des compagnies pharmaceutiques? Un laisser-aller des médecins? Est-ce que le stress sur nos ados est à ce point si élevé? Questions super intéressantes.
Là où je décroche, c’est lorsqu’on compare le prozac à la marijuana et le ritalin au déclin inévitable de la société occidentale. Lisez les commentaires, c’est absolument hallucinant. Bientôt, quelqu’un fera un lien entre le prozac et le régime nazi et l’augmentation de la prescription du ritalin sera attribuée au libre accès à l’avortement. Attendez.. je sens que ça s’en vient.
Et le prozac, c’est pas une drogue. Dans la définition commune, une drogue est consommée pour les effets euphorisants, pour la recherche du plaisir, fuir ses problèmes, etc. C’est associé à la délinquance et au crime. Le prozac se vend sous ordonnance pour la dépression et personnellement, je n’ai jamais vu quelqu’un tripper avec du prozac. Oui, il a un effet sur le cerveau, mais mettre sur un même pied d’égalité le prozac et la mari pour cette raison est comme admettre que l’auto et l’avion sont équivalents puisqu’ils sont tous deux des moyens de transport.
La prescription d’antidépresseurs entraîne déjà suffisamment de controverse sans avoir à tomber dans l’excès. Si on continue comme ça, on aura tous besoin d’antidépresseurs.






