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Perles médicales

La patiente pleurait et criait constamment. Elle semblait également déprimée.
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À propos du blogue

Ce blogue a été créé dans le but de donner un regard critique sur le monde de la santé. La caractéristique particulière de ce blogue est que le point de vue provient de quelqu’un oeuvrant dans le système de santé, quelqu’un au cœur de l’action.

Durant plusieurs années, j’ai observé silencieusement les commentaires émis par les médias, la population et les organisme gouvernementaux. Cependant, les professionnels de la santé ont été discrets dans leur prise de position. J’espère pouvoir apporter mon point de vue qui, sans représenter nécessairement l’ensemble des acteurs du système de santé, se veut sincère et objectif autant qu’humainement possible.

Message pour les avocats... en aucun cas les opinions dans les articles ne représentent des avis médicaux. Les récits médicaux sont inspirés de situation réelle mais des détails ont été modifiés dans le but de conserver l'anonymat des patients.



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  • 21avr
    Je vous présente un livre aujourd’hui.

     

    Heart Failure par Dr. Greger.

     

    Heart Failure par Dr. Greger

     

    Dr. Greger nous livre son expérience pour le moins marquante de son externat dans une université américaine. Il nous décrit son combat contre une culture dominée par le pouvoir, l’argent, la compétitivité et l’arrogance.

     

    Ça me rappelle mon propre externat.

     

    Vous voulez savoir ce qui se passe entre les 4 murs d’une fac de médecine? Vous avez le choix entre Heart Failure et Dr Grey. L’un est une oeuvre de fiction, l’autre non.

     

    Moi, je prends Heart Failure.

     

    Mais attention avant d’étendre aux universités québécoises tout ce que vous lirez. Dr. Greger décrit une réalité américaine d’il y a 10 ans, avec des études qui sont parfois tout aussi vieilles. Et depuis ce temps-là, on a fait des bonds incroyables ou niveau de l’ouverture d’une société médicale qui fut bien trop fort longtemps repliée sur elle-même comme une secte du Moyen-Âge le serait. De plus, bien que les méthodes et la structure de l’enseignement médical américain et québécois se ressemblent énormément, la nôtre est considérée comme plus soft envers ses étudiants. Une chance…

     

    Ceci dit, j’aime bien ce livre bien que je ne sois pas en accord avec tout ce que le type écrit. Un peu trop pamphlétaire à mon goût. Mais je l’aime assez pour qu’il puisse me servir d’inspiration pour certains de mes futurs articles. Ça promet!

     

    Si vous pensiez que les étudiants en médecine vivent dans un monde d’amour où les papillons volent et que les oiseaux chantent Les quatre saisons de Vivaldi, vous allez tomber sur le cul sur le coccyx.

     

    Ah oui… j’oubliais. Heart Failure est disponible complètement sur son site web, alors, pas d’obligation de l’acheter pour le lire.

    Publié par Québomed à 0:02

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  • 15avr
    Le débat sur l’intégration des médecins étrangers continue!

    Voici la réponse de M. Grenier à mon article sur les médecins étrangers.

    Un extrait :

    Mais reconnaissez l’ironie de la chose quand le porte-parole officiel des facultés ne serait même pas capable de communiquer avec 85 % des patients québécois… Me semble que la capacité de communiquer avec ses patients est l’une des compétences culturelles recherchées… Par ailleurs, on ne répond pas encore à la fameuse question : où vont-ils les acquérir ces compétences? Doit-on exiger à des médecins de 40, 45 et 50 ans, qui ont une famille à faire vivre, des biens à assumer, de vivre pendant 2-3 ans comme un petit étudiant de 22 ans qui habite chez papa-maman, afin de retourner sur les bancs d’école, et de réapprendre une matière qu’il maîtrise à 80%?

    Je me demande toujours ce que le porte-parole a bien voulu dire par « compétences culturelles ». Vous savez, plusieurs médecin ont appris à parler comme des politiciens et je doute qu’il cache quelque chose de beaucoup plus dérangeant que seulement le fait de mal parler français. Je sais pas… peut-être qu’il y a des médecins qui ne reconnaissent pas l’égalité des femmes ou la liberté de religion. On peut faire un paquet de spéculations, mais ne sachant pas ce que sont ces compétences manquantes, il est difficile déterminer où ils pourront combler ce déficit.

    D’un autre côté, on parle de poste en résidence, donc des médecins qui ont des responsabilités et qui vont être appelés à soigner parfois avec peu de supervision et prendre des décisions dans le feu de l’action. Je viens d’ailleurs d’écrire un article pour bien comprendre ce qu’est un résident et la hiérarchie médicale.

    La majorité des médecins étrangers que j’ai rencontrés font d’excellents résidents et ma confiance envers eux est totale. Il est arrivé à quelque reprise que je croise des résidents étrangers en qui j’avais moins confiance en eux qu’envers des externes qui ont pourtant moins de formation et d’expérience. On s’en rend compte également lorsque les infirmiers et infirmières préfèrent éviter de se référer au résident lorsqu’il y a un problème avec leur patient.

    Pourquoi nous apparaissent-ils moins compétents? Je sais pas.. peut-être raison de compétences culturelles.

    Ces gens ne sont pas nécessairement idiots et ont probablement le potentiel de devenir de bons médecins québécois. La logique voudrait que si un médecin étranger ne peut assumer le rôle de résident, il faudrait qu’il soit recalé au niveau d’externe. S’il faut leur donner plus de temps et d’expérience en sol québécois, qu’il en soit ainsi. Sauf que nous ne parlons plus ici de compétences acquises à 80%, mais plutôt à 30%.

    Je ne suis pas très au courant des ressources disponibles à ces médecins, mais le fait qu’on leur bloque l’accès à la résidence ne signifie pas automatiquement qu’on les laisse tomber. Ça veut juste dire qu’on ne les considère pas prêt à entamer une résidence.

    Publié par Québomed à 19:57

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  • 15avr
    Si vous avez déjà visité un hôpital universitaire, vous avez peut-être eu la chance de parler de vos bobos avec quelqu’un qui semblait trop jeune pour être médecin. Peut-être que vous avez même eu droit à la totale : la visite d’un paquet de jeunes visages déguisés d’un sarrau. Ils se présentent tour à tour comme, étudiant en médecine, externe ou résident et vous parlent d’un « patron » que vous voyez plus rarement. Vous l’aurez deviné, vous avez été évalué par des futurs médecins sur le chemin de leur longue formation médicale.

    Vous avez probablement de la difficulté à faire la différence entre un étudiant en médecine et un résident.

    On va clarifier ça. J’en profite pour vous expliquer le parcourt d’un futur médecin.

    Il y a un début à tout! Les premières années de la formation médicale ne consistent principalement qu’à une formation théorique, de cours magistraux et d’ateliers dispensés à l’université. À travers tout ça se greffe des visites à l’hôpital pour se familiariser avec l’approche des patients. Vous les rencontrez rarement dans les hôpitaux, mais se présentent en général comme étudiant en médecine. Cette étape s’appelle la formation pré-clinique.

    Il faut bien tôt ou tard se lancer dans le feu de l’action et commencer les stages. Pour obtenir son diplôme, chaque étudiant doit faire un stage dans tous les domaines majeurs de la médecine, passant de la chirurgie à la pédiatrie. Ce sont ceux qu’on appelle les externes. Ils ne gagnent aucun salaire et n’ont aucune responsabilité légale. Ils doivent être supervisés en tout temps.

    Ceux qui ont survécu à ces deux étapes se mériteront un doctorat en médecine. Ils obtiennent du même coup le titre de docteur. La durée du programme de médecine varie entre 4 ou 5 ans au Québec.

    Ce nouveau docteur peut-il alors pratiquer la médecine à St-Ouin-Ouin-des-Meux-Meux? Non! Il lui faut passer quelques années difficiles qui s’appellent la résidence. La résidence est également le moment où les différents médecins choisissent un parcours différent qui les mèneront soit vers la médecine familiale ou une spécialité. Une résidence en médecine générale dure 2 ans, alors que la majorité des spécialités demande 5 ans de dur labeur.

    Le rôle d’un résident est un rôle d’apprenti. Ils ont des responsabilités accrues et peuvent, contrairement aux externes, prescrire des médicaments. On leur confie des patients et la supervision est toujours présente mais se relâche au fur et à mesure que le résident acquiert de l’expérience. Ils s’exposent en contrepartie aux poursuites. Les semaines de travail sont longues et peuvent s’étirer jusqu’à des 110 heures, surtout dans les spécialités chirurgicales. Heureusement, les résidents se méritent un salaire variant de 40 000 à 60 000$.

    Après cette longue formation, variant de 6 à 10 ans pour la plupart, et après avoir réussi les différents examens au niveau des ordres professionnels, les résidents deviennent « full-docteur » et peuvent pratiquer la médecine comme bon leur semble.

    Le fameux « patron » auquel je faisais allusion au début de l’article est le médecin supervisant les externes et les résidents. Avouez que comme terme, ça fait un peu années 50.

    Voilà! Maintenant vous savez à qui vous parlerez lors de votre prochaine visite à une urgence universitaire près de chez vous.

    Publié par Québomed à 18:22

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  • 01avr

    Besides medical school, there is probably no other four-year experience - unless it be four year’s service in a war - that can so change the cognitive content of one’s mind and the nature of one’s relationships with others.

    - F.D. Moorse, Harvard Medical School

     

    Lorsque je suis rentré à la fac de médecine, j’étais un ado. Lorsque j’en suis sorti, j’étais un adulte.

     

    Je n’ai jamais autant appris sur la société que dans les cabinets de médecin. Beaucoup à travers les gens. Leurs forces, leurs faiblesses. Les pauvres et les malades, ceux qu’on ne voit jamais dans à la TV ou même dans les rues. La vulnérabilité des personnes sous leur apparence invincibilité.

     

    J’ai aussi appris de l’attitude des médecins que j’ai côtoyés, et pas nécessairement pour le mieux. Une hiérarchique froide et le pouvoir de l’autorité. L’influence de l’argent dans la prise de décision. Le narcissisme écrasant de certains médecins.

    Il y a des choses que j’ai vues qui me marqueront à vie et que je préfère refouler dans mon inconscient. D’un autre côté, je ne crois pas que j’aurais totalement saisi le monde dans lequel on vit si j’avais décidé de me diriger vers dans un autre domaine d’étude.

     

     

    Publié par Québomed à 20:22

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